Asie Centrale

NEPAL - 22 JOURS


Aprés la Jordanie et Jérusalem, nous avons été un peu déçus par le Népal, qui nous a semblé un peu plus ennuyeux. Les grèves, coupures de courant, nuages sur les montagnes ne nous ont sans doute pas permis de découvrir le pays dans les meilleurs conditions. Mais nous y reviendrons un jour pour faire un long trek, car sans c'est sans nul doute la meilleure façon d'apprécier au mieux le Népal!

   

 Nepal: Les TOPS

  • le baptême de parapente depuis Nagarkot, pour Coralie: voler comme un oiseau, face à l'Annapurna, un souvenir inoubliable et des sensations fortes!
  • se perdre dans les ruelles et passages cachés de Bakhtapur . Quel plaisir de pouvoir apprécier la beauté des temples et l'animation des petites cours, à l’abri du bruit et la pollution automobile. Nous avons adoré observer le travail des artisans dans une ville où le temps semble s’être arrêté au Moyen-Age.
  • flâner dans les rues piétonnes de Patan et admirer les multiples dieux et déesses sur les temples de la Durbar Square
  • se baigner avec des éléphants à Chitwan. Ca rafraichit!
  • traquer les animaux dans la réserve de Chitwan. On n'aura pas vu les tigres et les ours, mais c'est sûr, on les aura bien cherchés! Notre marche silencieuse dans la jungle, nos souffles coupés lorsque nos guides se redressent tout à coup, pensant entendre le pas d'un animal féroce: tout simplement l'aventure de la jungle ;-)
  • marcher pendant 3 jours à la frontière népalo-indienne pour atteindre le sommet qui nous permettra de voir un de nos plus beaux couchers et lever de soleil. Et quelle fierté d'avoir réussi ce qui pour Coralie relève presque de l'exploit physique!
  • préparer des pains tibétains avec la famille népalaise ou nous passerons une de nos nuits du trek, en savourant une réconfortante bière artisanale!
  • le sourire des gens et leurs joyeux « Namaste » lancés à notre encontre

   Nepal: Les BOFS

  • Katmandou : polluée, bruyante, oppressante. Le harcèlement des guides et des gamins des rues à Katmandou : pas moyen de rester 5mn tranquille ! … mais où est passée la ville baba-cool dont on nous a tant chanté les louanges ? Ah oui, c’était il y a 40 ans…
  • La cuisine népalaise dans son ensemble : du riz, des lentilles, des chapatis et quelques beignets, et c’est à peu près tout . Au secours, on n'en peut plus des Dal bhat! En comparaison avec la jordanie ou l'Inde, on est obligés de mettre un carton rouge
  • Le brouillard tout le temps de notre séjour à Pokhara, qui nous a empêchés d’admirer la vue des montagnes
  • au-moins 8 heures de coupures de courant tous les jours… Les toilettes de chat à l’eau froide, c’est vraiment l’horreur ! Et faire son sac au petit matin dans le noir parce que, finalement, y a pas de courant, ça aussi c'est chaud! quand à l'accès à Internet, combien de fois nous avons perdu nos mails en cours à cause d'une coupure intempestive de courant...Le Népal possède pourtant le deuxième potentiel d'hydro-électrique mondial...
  • la mission avortée de construction d'école dans laquelle nous souhaitions nous investir
  • le fatalisme des Népalais. Et oui, on a beau essayer d'essayer de comprendre plutôt que juger: on est exaspérés par la façon qu'ont les Népalais d'accepter les situations comme s'ils n'avaient aucune prise sur rien du tout....

   Les p'tit trucs qui nous auront marqués au Nepal

  • « what to do ? » : il y a un certain fatalisme dans cette phrase que répètent souvent les Népalais. Pas d’électricité… what to do ? Pas de bus aujourd’hui… what to do ? Ben nous, on en aurait des solutions à proposer !!
  • « regarde, y’a un arbre qui bouge », c’est ce qu’on s'est dit la première fois qu’on a vu ces femmes porter une telle quantité de branches et de feuilles sur leur dos qu’on ne les distinguait quasiment pas dessous. Une autre variante, croisée pendant notre trek, c’est « l’homme poulet », qui transporte sur son dos une centaine de bestioles vivantes.
  • Les népalais aiment les tongs : quel que soit le temps, qu’il fasse beau, qu’il pleuve ou même qu’il gèle, ils sont en tongs ! Mais attention, quand il fait vraiment froid, ils mettent des chaussettes spéciales un peu comme des moufles, avec le gros orteil séparé.
  • « namaste! firstTimeNepal? Wichcomefrom? »: le salut traditionnel des Népalais, qui essaient de placer les quelques mots d'anglais qu'ils connaissent, mais ne comprennent généralement pas les réponses
  • « hello!OneRupeeSchoolpenChocolate!!» : le salut traditionnel des enfants Népalais en direction des touristes. Et oui, pour les enfants, on est avant tout une source d'argent, de crayons et de chocolats. Mais ce n'est souvent qu'une maladroite entrée en matière de la part d'enfants à qui malheureusement les parents ont appris très tôt à demander de l'argent en échange d'une photo...
  • les Népalais crachent beaucoup, partout, tout le temps. Les hommes, les femmes, les vieux, tout le monde a de la salive à revendre! S'ils se mettaient à cracher tous en même temps, ils réussiraient à former une mer intérieure !    
  • les magnifiques camions TATA peints de toutes les courleurs et customizés a l'envi.


 

INDE - 38 JOURS

 
On a tout simplement adoré l'Inde. Il nous aura fallu quelques jours pour nous acclimater, mais au bout d'un moment, on a compris: il ne faut pas essayer de comprendre l'Inde, ni la juger. Il faut la vivre à fond, la ressentir, et toujours garder le sourire!

Pour apprécier l'Inde, il faut rapidement dépasser le premier dégoût inspiré par la pollution et la poussière qui prennent à la gorge, les odeurs d'urine dans certaines rues, les bouses de vaches bien fraîches (nos grands ennemies à nous les têtes en l'air!), les entourloupes en tout genre, l'acharnement des rabatteurs, et bien sur le spectacle poignant de l'indigence de familles entières jetées à la rue. Bref, l'Inde peut être, à certains égards, un véritable cauchemar. Et quoi qu'il arrive, fatiguante. Mieux vaut être psychologiquement et physique bien armé.

Mais s'arrêter à ses désagréments serait faire abstraction de l'incroyable gentillesse des gens, de leurs sourires célestes, de leur formidable joie et de leur ingénuosité à toute épreuve. Ce serait passer à coté des magnifiques temples et palais de légende, de la beauté et de la diversité des paysages indiens, du spectacle de vie qu'offre la moindre petite ruelle indienne...On n'aurait certainement pas autant apprécié l'Inde si nous n'avions pas commencé ici notre « couchsurfing ». Car la bienveillante affection des personnes qui nous ont hébergés a sûrement beaucoup contribué à apprécier l'Inde.

 
 Inde: Les TOPS

  • les saris des indiennes aux couleurs de l'arc-en-ciel: on s'en ait pris pleins les yeux ! Et quelle grâce dans leur fière démarche !
  • L’ambiance mystique sur les ghats de Varanasi. Au risque de faire « cliché », on est transporté dans un autre monde, rempli de crémations, de gamins qui jouent aux cerfs-volants, les gens qui se baignent dans les eaux sacrées du Gange, les femmes qui font sécher leur long sari sur les marches de ghats.
  • Le Taj Mahal : Est-ce la pureté de son marbre, l'élégance et la symétrie de ses lignes, la beauté de sa légende? en tout cas, en flânant dans les jardin du Taj, on comprend pourquoi cet emblématique monument a inspiré tant de poètes et fait rêver tant de voyageurs.
  • La vue sur Jodhpur depuis la citadelle de Meherangarh : du haut des remparts, le panorama sur la ville bleue vaut bien le détour !
  • La cité dorée de Jaisalmer: on a adoré la fraîcheur et le calme des rues de la citadelle. On y a rencontré des gens adorables et pleins d'humour et on a passé 3 jours magiques à l'abri derrière les fortifications du fort.
  • La séance « moustache » chez le barbier à Jaisalmer. Quelle crise de rire le massage d'Alex! (voir article JXX)
  • Les longs trajets dans les couchettes des trains: Et oui, l'Inde est tellement grande que chaque voyage nous fait souvent parcourir la moitié du cadran! Notre voyage le plus court aura été de 6 heures, et le plus long de 20 heures (pour rejoindre le plages de Goa). Alors, c'est sûr, ces heures de train font partie intégrantes de notre voyage en Inde, et sont quelques part une bonne façon d'appréhender le pays: les longues files indiennes devant les guichets, les retards des trains dont tout le monde se fiche, la vie de chaque wagon, les vendeurs ambulants de samosas et de chai, les paysages qui défilent par la fenêtre....
  • La séance Bollywood à Jaipur : les chansons mièvres, les danses entraînantes, les couleurs des saris, une Inde idéalisée, des histoires d’amour à l’eau de rose. Et quelle ambiance dans la salle!
  • La visite du ashram de Gandhi, à Ahmenabad: émouvant!
  • le farniente sur les plages paradisiaques de Goa: nos 4 jours là-bas nous aurons permis de nous reposer de notre voyage en Inde et pour Alex, de devenir un maitre masseur! Le pied!
  • La nourriture, tellement riche, tellement savoureuse: les thalis aux multiples variantes, les poulets Tika masala, les naam à l'ail, les sauces tomate-noix de coco-noix de cajoux, les aubergines tomato curry, les butter paneer curry, les riz biryani et bien-sûr les chicken tandoori...On s'est vraiment régalé. Et heureusement que nos hôtes indiens nous ont aidé à naviguer dans les multiples menus !

   Inde: Les BOFS

 

  • Les tentatives d'« arnaques » en tout genre. On est obligé d'être toujours sur nos gardes, et ne jamais oublier que pour de nombreux Indiens peu scrupuleux, nous sommes avant tout une source potentielle de profits. Petits conseils à ceux qui prévoient de venir en Inde: renseignez-vous biens sur tous les prix auprès des gens locaux, car ceux qui vous seront annoncés de prime abord sont toujours à diviser par 2, 5, 10 parfois! Et ayez bien en tête que les Indiens qui vous proposent gentilment de vous montrer un magasin ou une bonne guest house touchent bien sûr une commission de 20 à 50%, qui vient s'ajouter sur votre propre addition! Beaucoup d'Indiens tentent de tirer profit des touristes paumés et fatigués qui sont d'ailleurs souvent bien contents de l' « aide » apportée par ce nouvel ami indien, mais y perdent au passage quelques plumes... 
  • La saleté et la pollution : ça va de pair avec la pauvreté et la surpopulation des villes. Par absence de poubelles et parfois d'égout, les indiens ont la fâcheuse habitude de jeter n’importe quoi n’importe où : les épluchures de cacahuètes dans le bus, les paquets de chips et de gâteaux dans les trains, les bouteilles dans la rue… Si on ajoute à cela qu’ils crachent également partout, qu’ils improvisent des pissotières dans tous les coins et que les rues sont pavées de bouses de vache, on vous laisse imaginer le tableau !
  • L’impolitesse de la plupart des indiens dans les files d’attente : ils n’en n’ont tout simplement rien à faire que l'on soit devant ! Ils bousculent et prennent votre  place. Mais c’est un peu comme leur conduite automobile : c’est le plus gros qui passe, peu importe la priorité « officielle »


 Les p'tit trucs qui nous auront marqués en Inde

  • Saviez-vous qu’on peut faire rentrer une centaine de personnes dans un bus ou une jeep de taille normale ? Si si, les Indiens ont l’art de savoir optimiser l’espace. Très très doués. Un espace de 10cm2 ? On peut y mettre un pied... le reste du corps suivra! Du coup, les couloirs des bus ressemblent à un enchevêtrement invraisemblable de bras, de sacs et de fesses qui se tordent dans tous les sens afin de combler le moindre espace libre.
  • Ici, la technologie n’est pas utilisée partout. Tout au long de nos trajets, on a vu énormément de travailleurs peiner à faire des choses qui, chez nous, seraient automatisées ou « machinisées » : casser une route avec une massue, couper de l’herbe à la serpe, tirer une charrette à la force de ses bras, porter des seaux de cailloux sur la tête etc. Les animaux (âne, chameaux, chevaux, vaches, dromadaire…) sont également très utilisés pour charrier tout un tas de trucs.
  • « helloonerupeeoneschoolpenonechocolaaaaate !!!!!!! » : comme au Népal, c’est la « phrase » qu’on doit entendre le plus par jour, avec « helloonerickshaw ? ».
  • L’anglais est une langue nationale en Inde. Pourtant, parfois on se demande vraiment dans quel dialecte ils nous parlent ! C’est une question d’accent, il parait. Sculpture devient « scolta », thirty-three devient « teurrrty tree » (avec le « r » bien roulé, s’il vous plait !), oil devient « wouel »… on s’y fait mais parfois c’est difficile.
  • Pour signifier un « oui » de la tête, les indiens dodelinent de gauche à droite, ce qui chez nous serait interprété plutôt comme un refus. C'est assez déconcertant au début, mais maintenant, on s'y est presque mis nous aussi!
    les fabriques de bouses de vaches improvisées sur le bord des routes ou sur les terrasses, dont on retrouve les produits sur les étalages des marchés
  • les hommes aux cheveux orange (presque fluo parfois!), couleur donnée par des teintures au henné, pour cacher leur cheveux blancs
  • le paradoxe des indiens, dont voici un exemple appliqué à leur sens de l'honnêteté: un jour, on discute le prix de bananes avec un vendeur roublard, qui essaie de nous vendre un article 5 fois son prix réel. Aprés 5 minutes, il accepte enfin de nous les vendre à un prix raisonnable. Nous repartons et le retrouvons, 5 min plus tard, essouflé de nous avoir couru aprés pour nous rendre les 10 roupies que nous lui avions donné en trop par mégarde!
  • les traînées rouges du paan par terre, qui nous ont un peu intrigués au début
  • le portrait des parents décédés dans les maisons, souvent décorés de rubans, guirlandes de fleurs, et agrémentés de bougies. Ces portraits-souvenirs sont également parfois déclinés comme fond de pendules ou motifs de calendrier.
  • « Finish? » C'est ce que demande ave inquiétude tous les serveurs avant de débarraser nos assiettes et verres soigneusement vides! « Ben non, là on allait justement s'attaquer à l'assiette!! »
  • si vous vous vous rendez en Inde, vous croiserez de nombreuses fois des hommes se tenant la main dans la rue. Contre tout apparence, il ne s'agit pas d'homosexuels libérés (les pratiques homosexuelles sont ici passibles d'emprisonnement), mais de 2 bons amis. Alors qu'il est assez rare de voir se méler hommes et femmes, le témoignage d'affection entre hommes est très courant.
  • les Indiens sont obsessionnels des brosses à dents! dés le réveils ils se précipitent au point d'eau se laver les dents. Dans les trains, il faut les voir défier au lavabo avec leurs dentifrices. Ceux qui n'ont pas les moyens d'avoir des brosse à dent se frottent les dents avec des bâtons de réglisse, afin d'éviter d'avoir trop tôt les dents rouges à cause du paan.
  • si vous posez une question à une personne dans la rue ou dans un boutique, et que vous sentez la moindre gene ou hésitation prolongée: ne vous fiez pas à la réponse! Un indien préférera toujours vous indiquer un mauvais chemin plutôt que vous avouer qu'il n'a aucune idée de la réponse. Sans doute pour ne pas « perdre la face »...
  • « In India, anything is possible ». C'est sans doute la phrase culte en Inde! « Vous désirez un objet qui n'est pas dans la boutique? pas de problème, revenez demain et il sera sur l'étalage?! ». « Vous souhaitez un plat qui n'est pas au menu, pas de problème! ». « Vous souhaitez modifier l'itinéraire d'un bus pour vous arreter quelque part? c'est possible! » Vous souhaitez avoir une place dans un train déjà surbooké? c'est possible (mais là, il faut allonger un petit bakchich!) ».


 
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