07 novembre 2009.
Après une nouvelle nuit difficile, nous partons de bonne heure de notre campement pour aller explorer la Vallée
Frances. Et comme comme nous devons obligatoirement repasser par le camping plus tard, Alex est bien content de pouvoir passer la matinée sans le lourd sac a dos.
Des le début de la montée, nous profitons d'une vue panoramique sur la vallée en contrebas avec ses nombreux lacs aux
couleurs incroyables.
Et pour mieux voir tout cela, Alex s'est trouve un bon petit poste d'observation en haut d'un arbre surplombant la
foret.
Petit changement aujourd'hui au niveau de la flore, car nous marchons une bonne partie de la matinée dans une foret
(en partie enneigée). Celle-ci se compose principalement de lengas, un arbre pouvant atteindre 40m de haut tout en ayant une apparence de bonsaï !
Nous sommes les premiers a passer par ce chemin ce matin, et comme nous avancons silencieusement sur le sol de mousse
et de neige, nous avons la chance de tomber sur un huemul.
L'huemul est une espèce menace et il est extrêmement rare de pouvoir en observer: il n'en reste que 60 dans tout le
Parc, soit encore moins que de pumas (on aurait d'ailleurs préféré voir un puma, mais on va pas faire les difficiles...).
Un peu moins impressionnant et beaucoup plus commun, des petits mulots traversent régulièrement le chemin devant nos
pieds, creusant frénétiquement le sol pour se cacher de nous. Pas de chance, leur pelage de camouflage n'a pas vraiment d'effets dans cette foret enneigee.
Sur notre gauche se dresse le mont Cerro Plaine Grande (3050m) avec en son flanc le glacier du même nom.
On entend régulièrement le tonnerre que produisent les blocs de glace se décrochant du glacier et provoquant de
spectaculaires avalanches.
Après deux bonnes heures de marche, nous arrivons au mirador avec une vue impressionnante sur les montagnes et vallée
qui nous entourent.
En plus, on a la chance de profiter de ce spectacle sous un beau ciel bleu qui se voilera d'épais nuages durant notre
descente.
De retour au campement, nous refaisons le sac rapidement et quittons la vallée en direction de notre prochain lieu de
notre prochain lieu de villégiature. Nous passons deux heures a longer un autre lac au bleu azur.
Mais ne pouvons pas vraiment profiter du paysage, car un vent violent (80 a 100 kms/h) met a l'épreuve notre
équilibre, surtout celui d'Alex dont le lourd sac-a-dos offre une belle prise au vent....
Arrives au camping, on attache solidement la tente pour éviter qu'elle s'envole et on se paye le luxe d'acheter deux
matelas d'occasion au refuge voisin, histoire de s'isoler un peu du sol. Avec ça, on devrait passer une bonne nuit bercée par les rafales de vent dans les arbres.