Bolivie

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14 septembre 2009.

 

Nous allons recuperer Mathilde (ou Amanda Lear pour les intimes) a l'aeroport ce matin.

 

Apres un petit-dejeuner dans la salle "tres disco" de notre hotel, nous allons tous nous (re)coucher pour reprendre des forces avant d'attaquer la visite de la ville.

 

 

Des nos premiers pas hors de l'hotel, nous tombons en plein defile.



C'est la fete dans la rue juste en bas de chez nous: des danseurs et musiciens paradent.

 


 

Eh oui, nous sommes dans la rue du 14 septembre, et nous sommes justement le 14 septembre d'ou la fete ! Par contre, on n'a pas reussi a savoir ce qui s'etait passe un 14 sepetembre, car personne ne semblait s'en preoccuper: l'essentiel est de faire la fete et de picoler! La biere coule a flots, et personne n'est en reste...Et c'est difficile de danser avec elegance quand on a un petit coup dans le nez, n'est-ce pas Senioras?

 

 

On continue ensuite notre petite ballade pour rejoindre le centre historique de La Paz. Comme au Perou, nous croisons de nombreuses femmes portant encore le costume traditionnel, les 'cholitas'.

 

Ce costume ("la chola") fut en fait impose au 18e siecle par le Roi d'Espagne, tandis que la coiffure decoule elle d'un decret du vice-roi de Toledo ! L'element le plus frappant de ce costume est bien evidemment le chapeau melon qu'aucune epingle ne retient: on se demande vraiment comment elles font pour le garder sur la tete...

 

La jupe, elle, se compose de plusieurs bandes de tissu horizontales, portees par-dessus de multiples jupons.

 

Enfin, les 'cholitas' portent presque toutes un "aguayo" dans le dos: c'est un rectangle de tissu tisse a la main et orne de rayures de couleurs vives; c'est un peu le sac-a-dos local ou l'on peut mettre ses courses ou son bebe.

 

 

Au hasard d'une rue, nous tombons sur un marche particulier: le marche des sorcieres ! On peut notamment y acheter des foetus de lamas, a enterrer sous une maison nouvellement construite pour assurer fertilite et richesse a la maisonnee...

 

 

Parfois, nous croisons d'etranges cireurs de chaussures portant des cagoules. Des braqueurs de banque sur un nouveau coup?

 

 

En fait, on nous explique qu'il s'agit de personnes ayant deja un autre metier (par exemple instituteur), mais qui ont besoin de ce revenu de complement pour vivre. Ils se masquent le visage afin de ne pas etre reconnus en train de faire ce metier "degradant".


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15 septembre 2009.

 

Nous continuons aujourd´hui nos peregrinations lapaziennes, et en profitons pour gouter les specialites culinaires locales que de nombreuses marchandes proposent le long des trottoirs.

 

 

On s'essaye donc aux saltenas (sorte d'empenadas que les Boliviens mangent en en-cas durant la matinee), aux beignets, aux petits pains, et aux refrescos (sorte de jus de fruis dans lequel flotte une peche dessechee).

 

 

Durant l'apres-midi, nous allons faire un tour du cote du grand cimetiere de La Paz. Il faut savoir aue comme dans la plupart des pays d'Amerique du Sud, les defunts sont, en Bolivie, d'abord enterres, puis exhumes et incineres 10 ans plus tard. Ensuite, les familles achetent ou louent un casier vitre dans les murs du cimetiere pour y deposer les cendres, fixer une plaque commemorative; ces casiers sont souvent decores avec des objets ou des images ayant appartenu au defunt ou revelant sa personnalite (presence de petite bouteille de coca, des cigarettes, une pipe, des jouets...).

 

 

Chaque mur est perce de centaines de casiers et certains, sur plusieurs etages, ressemblent a des HLM de sepultures.

 

 

En fin de journee, Alex va tester le coiffeur local. Ce dernier a tendance se prendre un peu pour "Edward aux mains d'argent" vu la facon dont il continue a faire claquer ses grands ciseaux, meme autour de la tete d'Alex...

 

 

Malheureusement, si la coupe de cheveux n'est pas trop mal, les explications en espagnol pour la coupe de la barbe ont du etre mal interpretes, Alex ressortant avec une moustache pour le peu bizarre, moustache qui lui vaudra le surnom de Pedro pour la soiree...

 

Nous prenons ensuite un bus de nuit en direction de la ville de Sucre, censee etre la plus belle de toute la Bolivie...


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16 septembre 2009.

 

Apres avoir laisse nos affaires a l'hotel, nous allons prendre un petit-dej au marche situe juste en face de celui-ci. Et ici, pas question de cafe et de tartines beurres: Coralie et Mathilde prennent une soupe au poulet, et Alex tente l'enorme saucisse de chorizo !

 

 

On en profite pour discuter un peu avec les cuisinieres (la mere de 74 ans et une de ses filles) qui s'etonnent notamment que nous n'ayons pas encore d'enfant a nos ages, car en Bolivie, l'age moyen pour avoir son premier enfant est a 15 ans !

 

On se ballade ensuite dans Sucre, "la ville blanche", surnommee ainsi a cause des nombreux batiments de couleur blamche de l'epoque coloniale qui ont su etre preserves.

 

 

Mais Sucre reste surtout pour les Boliviens le coeur du pays, car c'est ici qu'a ete signe le 6 aout 1825, la Declaration d'Independance du pays, la region se nommant du nom de son liberateur, Simon Bolivar.

 

Nous montons ensuite a un point de vue pour admirer le panorama tout en sirotant des cocktails de fruits allonges dans des chaises longues. C'est que la nuit dans le bus n'a pas ete des plus confortables, et il nous faut reprendre des forces !

 

 

L'apres-midi, nous visitons l'Eglise de la Merced, l'une des plus belles du pays. A l'entree, on se fait ouvrir les portes par une vieille dame qui nous offre ainsi une visite privee des lieux, car l'Eglise est normalement fermee !

 

 

On a meme le droit de monter au clocher pour admirer la vue.

 

 
Le soir, nous fetons l'anniversaire de Mathilde avec quelques cocktails...

 

 

... et pour le gateau avec les bougies, le resto n'a rien eu de mieux a nous proposer qu'une crepe engloutie sous une montagne de glace fondue avec la moitie des bougies eteintes ! Visiblement, ils avaient pas trop l'habitude...

 


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17 septembre 2009.

 

Comme hier, nous nous rendons au marche pour prendre notre petit-dejeuner. Mais cette fois, nous laissons la soupe et le chorizo de cote, pour nous regaler des jus de fruits frais que de nombreuses petites echoppes proposent sur un patio a l'interieur.

 

 

Apres une derniere petite balade dans "la ville blanche" et il est deja temps de filer a la gare routiere pour prendre un bus en direction de la ville de Potosi, une ville miniere qui culmine a plus de 4000m d'altitude.

 

 

Apres quelques heures de bus, nous prenons nos quartiers dans un ancien couvent transforme en pension. Il y fait tres frais, et nous manquons de nous etouffer pendant la nuit sous nos multiples couches de couvertures.

 

 

 


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18 septembre 2009.

 

Si les conquistadors n'ont pas trouve l'El Dorado, ils se sont par contre empares de Potosi et de son Cerro Rico, "Mont Riche", rempli d'argent.


Le ville de Potisi fut fondee en 1545, des la decouverte du precieux minerai, et bientot, l'agrent extrait servit a financer l'empire espagnol.
Pendant les annees d'opulence, alors que les ressources semblaient inuepuisables, le cite devint meme la plus grande et la plus riche des Ameriques, d ou la beaute coloniale de certaines rues et eglises.



Des exclaves indiens et africains furent utilises comme main d'oeuvre pour travailler dans la mine. Ils restaient 4 mois sous terre, sans voir la lumiere du jour, et travaillaient 12heures par jour. Evidemment, ils ne vivaient pas bien longtemps, et mourraient empoisonnes par le mercure. Durant les 3 siecles que dura la periode coloniale, on estime que 8 millions d'esclaves perirent suite aux conditions abominables de mines.

 

Mais le declin et la pauvrete ne manqua pas de s'abattre sur la ville, lorsque le filon commenca a s'epuiser. Seule la demande d'etain et de zinc sauva la ville de l'oubli.

Aujourd'hui la plupart des exploitations du Cerro Rico appartiennent a des cooperatives de mineurs. Malheureusement, les conditions de travail n'ont guere changees depuis l'epoque coloniale et ont peu de chance de s'ameliorer car les mineurs arrivent a extaire a peine assez de minerai pour se nourrir. Seul l'espoir de tomber sur un bon filon (d'ou l'expression), les incitent a continuer de creuser.


 

Nous trouvons un guide qui accepte de nous emmener au coeur de cet enfer, afin que nous puissons par nous meme ressentir ce que ca peut faire de vivre quelques heures sous terre. Mais avant, nous allons au marche des miniers, ou nous achetons quelques gros sacs de coca et de l'alcool (a 96 degres !!). Ces menus presents pour les miniers nous permettront d'etre toleres dans les galeries de la mine.


 

Au passage, la coca est machee toute la journee par les miniers, qui font quelques poses lors desquels ils enlevent la nervure des feuilles, avant des les machouiller pendant 2,5 heures. Completement dependants de cette plante, c'est elle qui les fait tenir, leur donnant de l'energie et les privant de la faim.

 

Nous partons avec un autre couple de francais, et le guide. Si on s'etaient prepares psychologiquement a entrer dans un univers claustrophique et opressant, on n'est quand meme jamais vraiment pret a une experience comme celle-ci: les tunnels sont extremement etroits et bas de plafond. Il faut faire attention a ne pas cogner a des poutres ou se prendre les pieds dans des fils electriques.


 

On doit regulierement s'ecarter pour faire passer des chariots qui pesent environ 2 tonnes. Gare au pieds si le chariot deraille!


 

Nous ne sommes eclaires que par notre lampes frontales, sinon, c'est la nuit noire. L'air et humide, et se rarefie au fur e ta mesure que nosu nous engoufrons dans les profondeurs de l'enfer. Si bien qu'au bout d'une heure d'avancee, on a vraiment l'impression de manquer d'air et chaque mouvement devient penible. La temperature varie de 0deg a 45deg aux 4emes et 5emes niveaux. Au loin, et parfois tres pres, on entend de eboulis de pierre et des coups de marteaux.

 


Evidemment, nos sommes choques par les conditions de travail siderantes des miniers, qui eux, n'ont meme pas notre magnifique equipement d'apprentis speleos.


 

Pour se faire proteger des accidents et s'attirer les faveur de Pachamama (la Deesse terre), les miniers ont construit dans un renfoncement une grande statue d'un diable. Puisqu'ils croient en Dieu et au ciel, les miniers croient aussi a la presence du diable sous terre. Et comme leur environnement de travail ressemble si fort a l'enfer, le minerai qu'ils obtienent en dynamitant doit appartenir au diable. Afin d'apaiser celui qu'il snomment Tio (oncle), ils donnent des offrandes a son effigie, telles que cigarettes, feuilles de coca et alcool a 90deg.


 

On tient le coup pendant les 3h de marche au coeur de la mine, mais franchement on se demande comment les miniers font pour continuer de dedier les meilleures annees de leur vie a cet enfer souterrain.

 

On termine la journee par une petite ballade de la ville, qui est au demeurant tres jolie, avant de prendre un bus de nuit pour le Sud, direction Tupiza.

 

 


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19 septembre 2009

 

Le bus arrive a Tupiza a 4h du mat. La gerante de l'agence de voyage avec laquelle nous allons partir vient nous chercher a la gare, et nous conduit a un petit hotel. Le temps de nous debarbouiller un peu, et nous voila partis dans un beau 4x4, avec chauffeur, cuisiniere, et ravitaillement pour 5 jours dans le Circuit du Sud-Ouest bolivien. Pour une fois, on n'a pas essaye de negocier les tarifs, sous peine de nous voir rationnes en bouffe ou de tomber en panne d'essence. On s'offre meme le luxe de privatiser le 4x4 (dans lequel s'entassent normalement 6 a 7 touristes + guide + cuisiniere!). Allez, Zou! Partis pour l'aventure!


 

De Tupiza vers Los lipez, nous entrons dans un paysage dechiquete et erode, parsemene de cactus qui evoquent les decors de westerns.



Nous roulons au bord d'etroits et spectaculaires canions, flanques de spectacualaires formations en ailerons. Des cirques accidentes ont ete tailles a flanc de montagne et erodes en aiguilles, qui ressemble a une foret de pierre.


 

On est pas partis depuis 2h, et on est deja surexcites par la beaute des paysages qui defilent sous nos yeux. Mathilde rencontre aussi ses premiers lamas.


 

Sur le chemin, nous nous arretons pour faire quelques petites marches, avec l'horeizon a perte de vue et impression euphorique de liberte que seuls peuvent procurer les grands espaces.


 

Nous dejeunons pres des ruines d'un village: salade, boulette de mais fourres a la viande de lama sechee, poulet sauce speciale et bananes. Ce premier dejeuner et de tres bonne augure pour la suite. Si notre cuisiniere n'est pas tres locace et reste scotchee sur son siege toute la journee, elle n'en est pas moins une cuisiniere hors pair!


 

L'apres-midi se poursuit, avec des paysages toujours aussi epoustoufants.


Et nous faisons la rencontre de quelques specimens de la faune locale.


 

Le soir, nous dormons chez l'habitant, dans un petit village en pierre, qui se font dans le decor.



Les murs sont en torchis, sans fenetres, et le sol et en terre battue. Pas de toilettes, il faut s'aventurer derriere le village, et se cacher derriere une pierre pour faire ses besoins. Bref, on est au standard 'local'. Mais si le confort n'est pas vraiment au RDV, on est tres contents de vivre cette experience resolument depaysante!



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20 septembre 2009.

 

Apres un petit dej sur le pouce (bizarre, ce matin, on est tous un peu barbouillles....), nous reprenons la route. Nous faisons un premier arret au bord d'un etang semi-gele, et pour cause, la temperature est tres tres fraiche et on ne peut pas sortir sans un bon bonnet pour nous proteger du vent glacial.


 

Plus tard, nous decouvrons notre 1ere lagune.



Le sud-ouest bolivien, pourtant a plus de 4000m d altitude, compte de tres nombreuses lagunes, vastes etendues d'eau peu profondes, riches en mineraux, et nommes selon leur couleur. On prend bien 1h pour faire le tour de celle-ci, les pieds noyes dans une boue ocre puis blanche


 

Petite pause dej, a l'abri des roches.


 

Une deuxieme lagune nous donnera l'occasion d'observer nos premiers flaments roses. Etonnant de voir ces droles d'oiseaux au plumage rose, se pavaner sur ces hauteurs desolees, dans ce lac glacial situe a 5000m d'altitude.



Nous arrivons en milieu d'apres-midi au pied de la laguna Verde. Son extraordianire couleur est due a l'importante concentration de en carbonates de plomb, soufre et arsenic. Autant vous dire qu'il y a pas ame qui vive la-dedans! Un vent glace fouette la surface du lac, couvrant ses bords d'une etrange ecume blanche.

 


Au fond, c'est le majestueux volcan Licancabur qui nous nargue. Nous avons l'intention de grimper demain matin jusqu'a ces cimes, a 5960m.


Nous logeons dans un refuge au pied du volcan. Contre toute attente, nous nous appercevons que nous serons les seuls a monter le lendemain a 4h, tous les autres touristes presents etant decourages par la difficulte de l'ascencion. Que neni, nous on grimpe quand meme! Nous faisons la connaissance avec notre guide pour demain, qui nous rassure sur les difficultes techniques de la montee: le plus dur, c'est l'altitude!

 

Nous sommes au lit de bonne heure, histoire d'etre dans les meilleures conditions physiques pour monter demain matin.


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21 septembre 2009.

 

Reveil a 3h30 ce matin, pour partir a l'ascencion du Volcan Licancabur. Malheureusement, seuls Alex et Mathilde monteront. Coralie ayant vraisemblablement mal digere un truc de la veille et a epuise toutes ses forces avant meme d'avoir quitte son lit!

 

RECIT ALEX ET MATHOCHE

Apres 30min de jeep, nous atteignons le point de depart de l'ascension situe a 4800m. Les deux premieres heures et demie se passent comme dans un reve: nous avons un bon rythme qui nous permet d'atteindre sans trop de fatigue ni mal de tete, l'altitude de 5500m. De la ou nous sommes, nous observons le lever du soleil qui eclaire en contrebas la 'Laguna Verde".

 

 

 

C'est ensuite que les choses se compliquent. Car si nous ne souffrons toujours pas du froid (on a de la chance, le vent est discret aujourd'hui), de la tete ou de l'estomac, la rarefaction de l'air commence serieusement a se faire ressentir. Ainsi, on peut dire que notre rythme de marche (si on peut l'appeler ainsi...) est pour le moins saccade: tous les 10m, nos jambes s'arretent (sans qu'on le veuille !) pour reclamer 3-4 sec de repos. Ce qui est etonnant, c'est que des que l'on s'arrete pour faire une vraie pause (toutes les 30 minutes), on retrouve tres facilement notre souffle. Et puis, la vue qui s'offre a nous nous donne du courage pour continuer.

 

 

Et finalement, au bout de 5h15 d'une montee qui nous a semble interminable sur une roche volcanique glissante, nous atteignons le sommet, heureux mais a bout de force !

 

 

Juste le temps de profiter de la vue et de faire quelques photos, et on redescend vite fait, car au sommet, on ressent cruellement le fameux vent glacial de l'Altiplano.

 

Il nous faudra ensuite seulement 2h pour faire la descente, le guide ayant visiblement decide de rentrer au plus tot chez lui. Il nous a donc fallu adopter la technique suivante, simple mais epuisante et tres casse gueule: essayer de descendre la partie la plus pentue du volcan comme si on skiait, cad en se laissant glisser sur les talons sur le sol de sable et de petites roches volcaniques. Et heureusement, les quelques gamelles inevitables de cette "technique" n'ont pas fait de vrais degats !

 

Vers midi, retour au refuge. Coralie a repris des forces et nous accueille en heros.

 

Pour se recompenser de nos efforts, nous nous offrons un petit bain dans les eaux bouillantes de Polques. Un petit spa, rien de mieux pour delier des muscles transis par l'effort et le froid!!!Hmmmm...

 

Comme tous les plaisirs ont une fin, ils nous faut remonter en voiture pour notre destination de ce soir. Sur le chemin, nous traversons le Sol de Manana, une zone geothermique qui ressemble beaucoup a celle de Rotorua en Nouvelle-Zelande: mares de boue bouillante, vapeurs de sulfure qui vous ecorchent les nasaux, fumerolles...la seule difference, c'est que la, on est a 4800m d'altitude!

 

Nous arrivons au refuge juste a temps pour admirer un joli coucher de soleil sur la laguna colorada, que nous approcherons demain. Allez, zou, au lit!


 


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22 septembre 2009.

 

Pas la peine d'aller bien loin ce matin pour aller admirer un des joyaux du circuit: la laguna colorada.

 

 

Ce lac rouge vif couvre approximativement 60km2, et sa profondeur ne depasse jamais 80cm. Son intense coloration provient des algues et du planctons qui prosperent ses eaux riches en mineraux.

 

 

Apres quelques kms de piste cahoteuse a travers de fabuleux paysages de desert, nous atteignons une zone geologique assez bizarre, sur laquelle se dressent au milieu de nulle part d'enormes blocs de pierre (muy muy duras;-)) aux etranges formes.


 

Entre autres, un rocher tres photogenique, a la forme d'un arbre.


 

Pour le reste de la matinee, nous avons droit a un veritable festival de lagunes! 5 au total, dans une perimetre de 30kms.

 

 

C'est surtout l'occasion pour nous d'observer de tres pres des flamands roses, qui se comptent ici par  centaines et ne sont pas vraiment farouches.


 

Mais d'ailleurs pourquoi en trouve-t-on autant ici? Tout simplement parce que ces curieux oiseaux sont dotes d'un systeme de filtration complexe qui leur permet de purifier l'eau de ses lacs saumatres et tres alcalins.


 

Nous nous arretons pour dejeuner au pied d'une petite colline de pierres, dont nous decouvrons tres rapidemment qu'elle est l'habitat de tout plein de gros lapins pas comme les autres...

 

 

Manifestement, ce sont des lapins pas tres bien dotes par la nature: mauvaise vue, mauvais odorat. Ils ne detalent notre approche qu'au dernier moment, sans doute nous confondent-ils avec de gros rochers!

Trop mignon et trop drole de les voir manger a quelques cms de nos auges, avec leur ridicules petites pattes de devant et leurs immenses moustaches!

 

 

Nous nous dirgieons a present plein Nord-Est, direction le Salar d'Uyuni!

Plus nous approchons, plus la vegetation se rarefie, laissant place a des etendues de plus en plus blanches.

 

Ce soir, nous dormons dans un hotel un peu unique: construit tout en sel (sauf pour les parties evidentes). Les murs sont construits avec des briques de sel. Bien plus solides que les briques en terre, elles permettent de construire des maisons a l'architecture plus elaboree que celle que nous avons pu voir jusqu'a present. Le truc un peu deroutant, c'est que le sol aussi est en gros sel, on a un peu l'impression de marcher sur la litiere du chat!

 

 

Ce soir, c'est fete, il ya un four dans l'hotel, et Maribelle nous prepare de delicieuse lasagnes de legumes, et un gateau pour demain matin. Pour le dessert, des enfants du village nous propose un petit spectacle tout pourri, histoire de gagner quelque bolivianos. Dans leur ponchos trop grands, ils ont essayes de nous jouer des morecaux modernes boliviens. Malheureusement pour nos oreillles, ils avaient du commencer a apprender la fllute de pans a peine quelques semaines plus tot! Tutututu  tutututu tutututtu tututututu....


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23 septembre 2009.

 

Le salar d'Uyuni, c'est un peu le clou du spectacle, l'apogee de notre circuit et une destination incontournable pour tout touriste bolivien. Ce matin, nous allons donc a l'encontre de la Legende....

 

Plus vaste reserve de sel au monde, le Salar de Uyni s'etend sur 12 000 kms2, a plus de 3650m d'altitude.  On s'y rend ce matin a 6h, pour voir le soleil se lever sur cette etendue desolee d'une comparable beaute. Waouh....Waouh...Waouh....C'est vrai que c'est sans fin, et tout plat, et tout blanc, et trop beau!

 

Les premieres ombres a nos pieds, lorsque le soleil est encore au raz du sol, s'etendent a perte de vue.

 


Le Salar s'est forme il y a plus de 25000 ans, apres l'evaporation d'un lac, dont le niveau maximun atteignit 3760m!!! Un ocean desseche, dont ne reste plus qu'une immensite d'un blanc immacule.

 

Par contre, il y a pas bcp d'activites a faire sur le salar, alors pour s'occuper, on fait des photos...



Apres plus de 150kms, nous arrivons a l'ile d'Inca Huasi, couverte de cactus. Cette formation de corail appartenait a l'ocean, il ya qqs millions d'annees.


 

Aujourd'hui L'ile est entouree d'une mer blanche et plane de plaques de sel de forme


 

Le salar d'Uyuni est actuellement un centre d'extraction et de traitement du sel. La production annuelle est estimee a plus de 20 000 tonnes, reservees a la population bolivienne.


 

Vers midi, nous atteignons une des portes de desert. Nous y croisons des hommes cagoules, qui piochent le sol pour en extraire des montagnes de sel. Un peu la version "plein air et plein soleil' de nos amis les miniers de Potosi...


 

Voila...c'est fini, on est maintenant a Uyuni. Nous passons l'apres-midi a faire la lessive et nous reposer dans un petit hotel, avant de reprendre le bus en debit de soiree, pour La Paz.


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24 septembre 2009.

 

Arrivee ce matin tres tot a La Paz. On prend nos quartiers dans un tres sympa petit hotel, pres de la place San Franciso et du marche au sorcieres. Ya des jolies terrasse pour prendre le petit dej. Mais pour le moment, on va recupere un peu les heures de sommeil qui nous ont manquees la nuit precedente.

 

Aujourd'hui, c'est le dernier jour de Mathilde avec nous. On en profite pour faire quelques emplettes et nous perdre dans les rues escarpees de la ville et ses marches colores.


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25 septembre 2009.

 

Et voila, depuis 4h, ce matin, nosu sommes de nouveau tous les 2. Bizarre, a chaque fois que  nos proches nous quittent pour rentrer en France, nous on se sent un peu orphelins...Alors, pour se remonter le moral, on organise les jours a venir!

 

La journee est consacree a mettre a jour le Blog (oui, on lit bien vos mails et commentaires impatients, on fait ce qu'on peut avec les moyens du bord....), et a trouver des bons guides pour monter avec nous le Huayna Potosi, dont les cimes enneigees culminent a 6080m.

 

 


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26 septembre 2009.

 

Depart ce matin vers l' Huayan Potosi, a 50km de la Paz. Nous partons avec un couple d'australiens (pas tres sympa), un couple d'allemands (un peu rigide), 3 guides experimetes, et tous les materiels de grimpe. Ce premier jour est consacre a des exercices d'excalade sur un glacier.

 

Une fois arrives au refuge,  nous nous dirigeons avec tout le materiel vers un enorme glacier bleu, situe a 1h de marche.


Une fois le baudrier et les crampons enfiles, les guides nous expliquent comment marcher sur la glace, monter des parois escarpees, descendre en rappel.

 

Pour Alex, qui a fait l'ascension du Mont Blanc il y a quelques annees, les automatismes reviennent vite. Pour Coralie, dont la derniere experience sur neige a fini a l'hopital et qui en plus a le vertige, l'exercice est un peu plus laborieux...mais toujours avec le sourire biensur ;-). C'est quand meme une belle opportunite pour nous de pouvoir decouvrir un glacier de l'interieur, avec ses crevasses, ses parois d'un bleu pur, ses stalagtites, etc...


 

Au final, on s'est bien amuses, meme si l'escalade d'un mur de glace de 10m a donne beaucoup de sueurs froides a Coralie...


 

De retour au refuge, nous nous emmitouflons dans nos sacs de couchage (merci Thomas et Julie!) afin de ne pas mourir de froid, et n'en sortons que pour aller diner. Glaglagla....


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27 septembre 2009.

 

Finalement, on n'est pas morts de froid, meme si ca gelait un max a l'interieur du refuge. Il a neige toute la nuit, et au reveil nous decouvrons un paysage tout soupoudre de neige.

 

Sur le papier, la journee devrait pas etre trop eprouvante: 3h de marche jusuq'au prochain refuge. Mais c'etait sans compter avec les conditions meteo un peu pourries (brume + neige), des sacs lourds de nos equipements pour la suite (combinaison neige, piolet, crampons, chaussures montagne, sac couchage, fringues de rechange...), et un terrain tout caillouteux qui glisse.

 

Au final, sans doute revigores par le froid, nous avalons la pente en tout juste 2h, et cela nous rassure un peu pour la suite. En haut, le ciel a l'air un peu de s'eclaircir, mais nos guides ne sont pas en mesure de nous assurer les conditions optimales pour la montee demain...Let's wait and see...

Nous passons toute l'apres-midi emmitoufles dans nos sacs de couchage. Objectif: Prendre des forces pour l'ascencion!!! Le reveil est fixe a 0h30 le lendemain, autant dire que si on veut dormir, c'est maintenant ou jamais....

 

Sur les murs interieurs du refuge, on peut de lire de nombreux messages laisses par nos predecesseurs, du genre "Allez les copains, vous allez en baver!", "la douleur, ce n'est que de la faiblesse qui quitte ton corps", "la journee la plus difficle de notre vie" ou "rejoignez le groupe facebook de ceux qui n'ont pas reussi a monter le Potosi!".

Allez, nous, on y croit!!!


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28 septembre 2009.

 

Lever comme prevu a 0h30. Petit dej leger. On est en super forme pour partir affronter le sommet. On y croit, on y croit!

 

A 1h30, on zippe toutes les fermetures eclair, on enfile moufles et cagoules, on attache nos crampons, on s'arme de notre piolet, on allume la lamp frontale, et on part a l'attaque des pentes enneigees! Nous sommes encordes a Andres, notre guide. La neige est poudreuse, suite aux dernieres chutes de la nuit.

 

Sur le chemin, nous voyons des eclairs au loin...les guides n'ont pas l'air de trop s'en inquieter. Quant a nous, on est concentres sur notre marche et notre respiration. On trouve rapidemment notre rythme de croisiere, on avance lentement mais surement dans une nuit noire a peine eclairee de quelques etoiles.

 

Au bout d'1h30, premiere crevasse. Sueurs froides et jambes coton pour Coralie, qui malgre les exercices sur glacier, a toujours une peur presque panique du vide. Grace a Alex et au guide, elle arrive marlgre tout a passer le passage un peu delicat. Ouf! On n'allait pas s'arreter en si bon chemin.

 


Altitude 5700m, 4h de marche. Cote physique, on est toujours confiants. On a passe la moitie du chemin, mais c'est la fin qui va etre la plus difficile, a cause du manque d'oxygene. On croise une encordee qui descend, une des filles est malade a cause de l'altitude.

 

Altitude 5800m, 5h de marche. Cote physique, on sent la fatigue mais on est toujours confiants. Le jour se leve enfin. Malheureusement, on ne peut pas vraiment profiter de la vue, nous baignons dans un epais brouillard et sommes fouettes par la neige...on apercoit le sommet.

 

Altitude 5910m, 6h de marche. La fatigue se fait serieusement sentir, avec l'altitude, chaque effort devient penible. Depuis qu'il ne fait plus tout noir, il fait tout blanc, et on ne voit pas beaucoup mieux. Le tonnerre gronde au loin, menacant. Il neige sans discontinuer. 2 encordees devant nous rebroussent chemin. Le sommet semble tout pret, mais nous decidons egalement d'abandonner ici, car la situation devient vraiment dangereuse, et on ne peut rien voir!!! Argh!!!! Tous ses efforts pour rien!!!!

 

 

La descente se fait sans encombre jusqu'au refuge, ou nous nous ecroulons a 8h30 du matin. On est fatigues et depites. C'est la loi de la montagne...

 

A 10h, nous redescendons vers le 1er refuge. La descente nous prend autant de temps que nous avait pris la montee, car la neige a rendu la pente glissante et dangereuse. A midi, on prend le bus pour La  Paz, et vers 14h on est dans notre hotel. Pour se requinquer, on s'offre un petit pique-nique arrose d'un bon vin rouge. On va pas se laisser abattre quand meme!!!

 


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