14 septembre 2009.
Nous allons recuperer Mathilde (ou Amanda Lear pour les intimes) a l'aeroport ce matin.
Apres un petit-dejeuner dans la salle "tres disco" de notre hotel, nous allons tous nous (re)coucher pour reprendre des forces avant d'attaquer la visite de la ville.
Des nos premiers pas hors de l'hotel, nous tombons en plein defile.
C'est la fete dans la rue juste en bas de chez nous: des danseurs et musiciens paradent.
Eh oui, nous sommes dans la rue du 14 septembre, et nous sommes justement le 14 septembre d'ou la fete ! Par contre, on n'a pas reussi a savoir ce qui s'etait passe un 14 sepetembre, car personne ne semblait s'en preoccuper: l'essentiel est de faire la fete et de picoler! La biere coule a flots, et personne n'est en reste...Et c'est difficile de danser avec elegance quand on a un petit coup dans le nez, n'est-ce pas Senioras?
On continue ensuite notre petite ballade pour rejoindre le centre historique de La Paz. Comme au Perou, nous croisons de nombreuses femmes portant encore le costume traditionnel, les 'cholitas'.
Ce costume ("la chola") fut en fait impose au 18e siecle par le Roi d'Espagne, tandis que la coiffure decoule elle d'un decret du vice-roi de Toledo ! L'element le plus frappant de ce costume est bien evidemment le chapeau melon qu'aucune epingle ne retient: on se demande vraiment comment elles font pour le garder sur la tete...
La jupe, elle, se compose de plusieurs bandes de tissu horizontales, portees par-dessus de multiples jupons.
Enfin, les 'cholitas' portent presque toutes un "aguayo" dans le dos: c'est un rectangle de tissu tisse a la main et orne de rayures de couleurs vives; c'est un peu le sac-a-dos local ou l'on peut mettre ses courses ou son bebe.
Au hasard d'une rue, nous tombons sur un marche particulier: le marche des sorcieres ! On peut notamment y acheter des foetus de lamas, a enterrer sous une maison nouvellement construite pour assurer fertilite et richesse a la maisonnee...
Parfois, nous croisons d'etranges cireurs de chaussures portant des cagoules. Des braqueurs de banque sur un nouveau coup?
En fait, on nous explique qu'il s'agit de personnes ayant deja un autre metier (par exemple instituteur), mais qui ont besoin de ce revenu de complement pour vivre. Ils se masquent le visage afin de ne pas etre reconnus en train de faire ce metier "degradant".
