Perou

Publié dans : Perou

Du 26 au 27 aout 2009.

 

Decalques! il n ya pas vraiment de meilleur mot pour definir notre etat a notre arrivee dans la grise ville de Lima.
Eh oui, on est partis de l'Ille de Paques il y a 36h, et on a pratiquement pas dormi de tout le trajet, avec une nuit passee a l"aeroport de Santiago.
.
A première vue, Lima ne nous fait pas grande impression : le ciel est très couvert, les rues congestionnées par la circulation automobile et surtout… c’est très grand !

Mais pour cette premiere journee, la seule chose dont on a envie,, c'est de notre LIT!!! 

 

Nous debutons veritablement notre sejour peruvien le lendemain en nous baladant dans le quartier de Miraflores situes en bordure de mer. C est le quartier moderne de la ville avec de nombreux parcs dont le Parque del Amor qui fait penser au Parc Guell a Barcelone.

 

 
L'une des premieres choses que nous remarquons est le nombre incroyable de vieilles Coccinelle qui circulent dans les rues: on est retombe dans les annees 60 au temps de la Flower Power !

  

 

 

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Publié dans : Perou

29-30 Aout 2009

Nous nous lancons a l assaut du centre de Lima. Premiere etape, le monastere de San Francisco (ceux sont des missionaires franciscains qui ont "evangelise" les Incas), bon exemple de l architecture baroque typique de la ville.

 

 

Mais le monastere est surtout connu pour ses catacombes qui renferment plus de 75 000 squelettes. Sensation bizarre de se balader sous terre au milieu d'os humains en attendant l Ave Maria juste au dessus de nos tetes (les caveaux les plus demandes etant ceux sous la nef pour continuer a ecouter la messe de l au-dela).

 

 

A quelques metres de la se trouve la Plaza de Armas, le veritable centre de la ville avec des batiments importants et imposants sur chacun des 4 cotes (Palais Presidentiel, Cathedrale, Mairie...). Et nous avons la chance d'arriver pile poil a l heure de la releve de la garde. Mais attention, ici cela se fait a la mode peruvienne avec la fanfare !

 

 

 

A l'nterieur de la cathedrale reposent le crane de Pisaro, le conquistador qui a permis aux Espagnols de prendre le pouvoir sur les Incas. Mais la cathedrale vaut surtout pour l'ambiance particuliere que degagent les statues presentes.

 

Certains auraient meme vu des anges...

 

 

 

Nous profitons ensuite d'un tour organise par l'Office du Tourisme pour partir sur les traces de Santa Rosa de Lima, la Sainte qui protege toute l'Amerique du Sud. Et comme nous ne sommes que deux a ne pas comprendre l'espagnol, nous avons droit a un guide perso sympa en la personne de Santa Rosa elle-meme (enfin, plutot quelqu'un deguise en Santa Rosa...).

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Publié dans : Perou

30 aout 2009.

 

Ce matin, nous nous levons aux aurores pour accueillir Pap'Jack et Mam Bridget qui doivent atterrir a 6h. Malheureusement, il faudra encore attendre un peu, car leur avion a ete retarde de pres de 18h !

Tiens, ca nous rappelle quelque chose...pour leur venue en Indonesie, les filles ont aussi eu 1 journnee de retard....(on vous laisse deviner qui est le denominateur commune ;-) )
 

Nous nous rendons alors une nouvelle fois au centre de la ville pour assister a la Procession annuelle de Santa Rosa de Lima. Rien de bien excitant toutefois: juste une statue portee dans la ville avec en accompagnement une musique de fanfare...

 

 

On s'attendait a un peu plus de ferveur d'un peuple ou 90 pourcents de la population est catholique ! Du coup, on se rabat sur le Festival de Gastronomie Peruvienne qui a lieu un peu plus loin. L'occasion pour nous de decouvrir quelques-unes des specialites culinaires du pays: le cebiche (poisson cru dans du jus de citron), tacu tapo (sorte d'omelette contenant du riz frit et des fruits de mer), picarones (du poulet frit)...

 

 

Et puis, on a goute la boisson locale, le Inka Cola. Pas franchement bon avec son gout de malabar, a part peut-etre pour les aficionados du Red Bull...

 

 

 

Le soir, nous accueillons les parents d'Alex a l'aeroport, fatigues mais heureux d'etre arrives !

 

 

 

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Publié dans : Perou
31 Aout 2009

 

Nous embarquons aujourd'hui dans un de ces bus tout confort, dedies aux touristes, qui vous fait traverser des centaines de kms de route, installes dans un fauteuil de cuir, aux bons soins d'une petite stewardesse. D'habitude, on aurait pris un petit bus un peu plus couleur locale, mais la, on profite de voyager avec les parents d'Alex pour s'offrir un peu de luxe...


 

Nous empruntons la route pan americaine, qui longe la cote ouest du Perou. A notre droite l'ocean pacifique, a notre gauche, un desert de sable, aux dunes gigantesques. Derriere nos fenetres panoramiques defile paysage aride. C'est bizarre, ce n'est pas vraiment l'image que l'on se fait du Perou. Ca ressemble plutot au Moyen-orient.

 

Les villages sur le bord de route nous donne une impression poignante de desolation: constructions delabres, batiments abandonnes, maisons a demi construites... il faut voir que le climat est un peu hostile: il ne pleut pas plus d'1 jour par an dans ce coin!

 

Apres 8h de route, nous arrivons a la petite ville de Nazca ou Pap Jack et Mam Bridget vont deguster leur 1er pisco, boisson nationale a base d'alcool de raisins de sec et de jus de citron. Mais nos compagnons de voyage n'apprecient pas autant cette boisson que Coralie, qui du coup est bien obligee de finir les verres entames!

 


Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Publié dans : Perou
1er septembre 2009

 

Apres un delicieux petit dej et quelques ploufs dans la piscine de l'hotel, nous prenons un petit taxi pour nous rendre aux "Nazca Lines", qui sont quand meme l'objet de notre presence en plein milieu de ce desert peruvien.

 

Nous sommes tous tres excites en nous rendant au petit aerodrome de Nazca, afin d'aller observer les mysterieux traces et dessins sous la civilisation Nazca, une culture pré-incaïque du Sud du Pérou qui se développa entre 300 av. J.-C. et 800 de notre ère. Ce qui est original, c'est qu'on ne peut admirer de temoigange de genie que du ciel.

 

Nous embarquons donc avec Carlos, notre capitaine, pour une petite visite aerienne de 30 minutes. Accrochez vos ceintures, et mettez bien votre casque!


 

Vue du ciel, Nazca est gigantesque. Les tracés composés de dessins et de figures géométriques sillonnent la pampa sur une distance de plus de 500 km².


 

C’est en 1927 qu’un pilote péruvien découvre par hasard les incroyables tracés. Les marques de Nazca ont en fait été tracées en déblayant la fine couche de pierres sombres couvrant la pampa désertique pour mettre à nu le sol plus clair.

 

On peut différencier plusieurs types de dessins : 

- des lignes qui ressemblent à un long sillon

- des pistes qui sont des surfaces claires en forme de pistes d’atterrissage, rectangulaires ou triangulaires.

- des dessins, represensant des hommes et des animaux

 

Le 1er dessin que nous apercevons est celui d'un bonhomme, denomme 'l'astronaute', qui nous salue d'en bas.


 

Vient ensuite une magnifique condor:

 



puis une araignee:


 

Mais notre prefere, c'est un singe, d'environ 100 m de long, avec sa longue queue qui se replie en spirale.

 

 

Même d’avion et à haute altitude, on ne distingue pas la fin des grandes lignes qui semblent partir dans toutes les directions. Pour les scientifiques et archeologues, la Nazca serait un calendrier astronomique. Ce dernier était utilisé par les anciennes civilisations pour connaître les dates d’équinoxes, d’éclipses, le moment des semailles …

 

Une chose est sure, ces tracés ont été faits pour être vus du ciel, et devaient donc bien avoir une destination céleste.

 

Le vol est vraiment grandiose...enfin, un peu moins pour Coralie et Bridget, qui ont un peu plus de mal a digerer les virages a 45deg, operes a droite puis a gauche, afin de bien voir chaque figure...Les poches plastiques ont ete bien utiles. Sans compter le fauteuil roulant pour une Coralie qui ne tient plus sur ses jambes en coton une fois l'avion atterri!!!

 


Il est l'heure pour nous 4 de retourner sur Lima en bus (VIP bien sur), car demain, un nouveau programme nous attend!

 


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Publié dans : Perou
2 septembre 2009

 

Ce matin, Brigitte et Jacky sont partis faire une petite promenade en bordure d'ocean, sous une fine brume, observer les surfeurs. Pendant ce temps, nous reglons les derniers details pour la suite du voyage.

 

Nous prenons ce midi un nouvel avion (enfin, plus spacieux celui-la!), pour nous rendre dans l'Est du Perou, au bord du Lac Titicaca. A peine arrives a l'aeroport de Juliaca et au rythme d'un petit groupe de musiciens peruviens, nous nous engoufrons dans un petit bus collectif. Direction Puno.


Sur le chemin, nous decouvrons nous 1ers paysages d'Altiplano: un plateau couleur paille, avec peu d'animaux. Quelques petites habitations de terre parsement le paysage et semblent tomber en ruine.


 

Nous croisons aussi nos 1eres bonnes femmes avec leurs jupons superposes, leur chapeau melon, leur bas en laine. Ah, et un autre detail important : elles portent toutes un sac bariole dans le dos. Mais qu'est ce qu'elles peuvent bien transporter dedans? Mistere et boule de gomme...


 

Arrives a Puno, nous prenons quartier dans notre bel hotel, avec vue sur le lac mythique. Autour de nous, la ville s'etend jusque sur les flancs des montagnes environnantes. Dans la rue, le traffic est anime: essentiellemtn des taxis un peu deglingues et des 'Tricy-taxi', le Tuk-tuk version peruvienne.



Rapidemment, nous sentons tous avec brutalite les symptomes du fameux "mal des montagnes', ou 'mal de l'altitude' : vertiges, palpitation, maux de tete, nausee, insomnie. Et oui, c'est le prix a payer pour lorsque l'on s'aventure sur les cimes du monde! Normalement, les symptomes ne persisitent pas plus de 2 jours.

En attendant, ce soir, on est pas en grande forme! Heureusement, le serveur du restaurant, un apprenti a noeud pap' de 70 ans nous servira dans les plus brefs delais: comptez 2 heures!!!

 


Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Publié dans : Perou
3 septembre 2009.

 

Ce matin, a voir nos visages bouffis et nos yeux fatigues, c'est pas complique de constater que pour nous 4, cette 1ere nuit a 3800m n'a pas ete facile! Heureusement, on se requinque vite fait, a coup de jus d'orange frais et bons petits pancakes. La vue sur le lac Titicaca au soleil levant est elle aussi revigorante. D'ailleurs, si on allait y faire un petit tour !

 

A part avoir un nom marrant, le lac Titicaca sort definitivement de l'ordinaire. Non seulement, c'est le lac navigable le plus haut au monde, mais c'est egalement le lac le plus grand de toute l'amerique du Sud (14 fois la superficie du lac Leman!). Le lac a aussi l'originalite d'etre a cheval sur 2 pays, le Perou et la Bolivie. Mais ce qui frappe vraiment au premier abord, c'est moins la taille du lac que le bleu tres special de ces eaux: un bleu pur, intense, vraiment special.

 

Nous allons visiter 2 types differentes d'iles: les iles flottantes d'Uros et l'ile de Taquile


Les iles flottantes 

Les iles flottantes du lac Titicaca ont ete creees par le peuple des Uros au 13eme siècle, qui ont construit ces iles artificielles sur le lac afin d'échapper aux Incas, leur tribu rivale.Elles sont aujourd'hui habitées par les Amayras, qui vivent essentiellemt de la vente de leurs produits artisanaux aux touristes.


Les iles sont construites sur les souches de tortoras, sorte de joncs, qui constituent ainsi un ensemble solide et fixe. La partie seche des joncs est utilisee pour constituer le sol de ces etranges radeaux immobiles. Des poteaux en bois d'eucalyptus sont plantés dans le fond du lac et des cordages relient l'ensemble.Toutes les semaines, la couche superieure des roseaux est ajoutee.


Le tortora n'est pas uniquement le materiau des constructions des iles Uros, c'est aussi leur nourriture de base.

 


Le sol est très souple et un peu meuble, ce qui donne l'impression de marcher sur un lit d'eau. Un mirador permet d'avoir une belle vue sur les iles environnantes.

 

 

C'est etrange de deambuler sur ces petites iles de moins de 100m2. Contrairement a certains villages touristiques en Asie qui sont completement artificels, les gens vivent vraiment sur ces iles aux allures d'attractions. 8 familles vivent sur chaque ile, et n'en sortent que tres rarement. 2 ecoles accueillent les enfants sur une des iles. Les maisons sont en paille, mais des panneaux solaires permettent d'eclairer les interieurs et d'alimenter la tele!

 


Pas etonnant que les femmes soient si rondes, difficile de faire de l'exercice sur si peu d'espace! Et la dizaine de jupes qu'elles portent constamment n'arrangent pas vraiment leur silhouette...

 

 

On s'offre ensuite un petit tour sur le lac sur un des bateaux traditionnels.

 

 

Mais pour etre honnete, si on est vraiment interesses par l'etrangete de ces contructions, on sent bien que le large sourire des femmes aux costumes chatoyants est tres commercial...

L'ile de Taquile

Nous reprenons ensuite le bateau pour nous rendre sur l'ile de Taquile. Une fois sur place, nous decouvrons que la petite communaute d'a peine 2500 ames a su garder ses traditions. On a l'impression d'etre dans un autre monde: tous les habitants sont ainsi en costume traditionnel et vaquent tranquillement a leur occupation (les femmes filent tandis que les hommes tricotent, parfois meme en marchant !) dans un decor somptueux (on apercoit meme au loin les monts enneiges de la Cordillere des Andes.

 

 

Nous apprenons que ces tenues revelent beaucoup sur la situation de leur proprietaire. Chez un homme, la couleur du bonnet indique s'il est marie ou non. Chez la femme, la taille du pompon indique si elle est mariee (gros pompon), celibataire (pompon deux fois moins volumineux), ou veuve (pompon encore deux fois moins volumineux).

 

Notre guide nous emmene dejeuner a l'ecart des groupes de touristes dans un coin recule du village ou nous nous regalons, en exterieur, d'un repas typique (soupe de quinoa, truites grilles, et infusion de coca) avec une vue magnifique sur le lac. Et pour la digestion, nous avons droit a un petit spectacle de danse traditionnel. Nous entrons meme rapidement dans la danse...

 

Nous passons le reste de l'apres-midi a nous balader sur l'ile, et ce n'est pas vraiment une promenade de sante: l'altitude (on est quand meme a 3800m) et les 800 marches pour atteindre le sommet, rendent la marche "interessante" ! Mais heureusement, les paysages sont splendides: des rangees d'eucalyptus bordent les cultures en terraces de l'ile (mais, pommes de terres, feves...)

 

 

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et il est deja l'heure de retourner a Puno. Une fois au port, Coralie et Alex vont faire un petit tour au marche local pour decouvrir les ingredients typiques de la cuisine peruvienne.

 

 

Le soir, nous trouvons un resto dans la rue animee de la ville pour manger une bonne petite soupe avant d'aller essayer de dormir: le mal de l'altitude est encore bien present...

 


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Publié dans : Perou
4 septembre 2009

 

Nous quittons ce matin Puno pour rejoindre la fameuse cite de Cusco, l'ancienne capitale de l'empire Inca. Au progamme, dix heures de trajet en bus ponctuees par de petites haltes touristiques.

 

 

Sur le bord de route, defilent des maisons en terra cotta, souvent en ruine ou toujours en attente d'un toit ou de fenetres.Quelques-unes ont des toits de pailles. Des briques artisanales, melange de terre rouge et de brin de paille, sechent en pile sur le bas cote.

 

 

Pendant le voyage, nous atteignons le point culminant de 4319m. Cela nous vaudra un arret, ou comme d'habitude des vendeuses de souvenirs nous attendent a la descente du bus...

 

 

Nous nous arretons plus tard aux ruines de Raqchi, l'un des temples les plus sacres de l'empire Inca, et decouvrons leur talent de construction, dont les vestiges les plus impressionnants demeurent leurs gigantesques murs de pierre, facon Tetris. Les pierres s'imbriquent en effet comme des legos, sans l'aide d'aucun ciment. On imagine le travail colossale que cela a du representer pour tailler et imbriquer ces pierres, a une epoque ou les ponceuses et autres grues n'existaient pas encore....

 

 

A l'approche de Cusco, et alors que nous descendons en altitude, les paysages secs de la pampa font place a des champs verts ou des paysans labourent a l'aide de leur boeufs et de faucilles. Eh oui, meme si l'on apercoit de rares tracateurs, une grande partie de l'agriculture n'est pas encore mecanisee dans ce coin du monde.

 

 

Des notre arrivee a Cusco, nous tombons sous le charme de cette ville aux allures espagnoles. Nous logeons a 2 pas de la place principale, la plaza des Armas, au coeur du quartier historique.

 

 

Nous allons diner dans un petit restaurant local, esperant passer une soiree tranquilou apres cette journee de bus, mais un groupe de musiciens folkloriques en a decide autrement, et nous casse les oreilles pendant 1h, en jouant a 1m de nos pauvre oreilles!!! On aime bien 'El Condo pasa", la flute de pan et le banjo, mais des fois trop, c'est trop!!


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Publié dans : Perou
5 septembre 2009.

 

Aujourd'hui, nous partons a la decouverte de Cusco, l'ancienne capitale Inca, prise par les espagnols en 1533.

 

Nous commencons notre petit tour par le "temple du soleil', le temple de Qorikancha. Non, ce n'est pas celui des 'Mysterieuses cites d'or", il s'agit en realite maintenant d'un monastere. Cet ancien temple, le plus riche de l'empire Inca a ete reconverti par les espagnols en eglise et couvent. A l'orignie, les murs du temple etaient recouverts de 700 feuilles d'or, chacune pesant 2kg!. Mais il nous faut faire un effort d'imagination, car les espagnols s'en sont vraiment mis pleins les poches, et il ne reste pas grand chose de la splendeur passee.

 

 

Sur la plaza des Armas, c'est l'effervescence. Un defile se prepare, pour celebrer les differents folklores du pays.


Installes sur le balcon avec vue plongeante sur la place nous sommes aux premieres loges de cette parade tres 'bon enfant'. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le spectacle est haut en couleurs, et que les costumes sont chatoyants! Et c'est toutes les generations qui sont de la partie.

 

 



Et attention, Pap´Jack s'est infiltré dans le défilé: saurez-vous le retrouver ?


Nous partons ensuite pour une petite ballade digestive dans les ruelles pavees et arpentees de San Blas, le quartier des "artistes".

 

 

Nous finissons la journee en allant visiter l'immense cathedrale de Cusco, apres nous etre acquittes du prix de l'entree (eh oui, faut payer pour entre dans la cathedrale en dehors des messes!). Mais le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle vaut le detour. D'abord, elle est gigantesque. Pour vous donner une idee, les portes en bois massif font bien 10m de haut sur 4m de large. La cathedrale a une superficie d'au moins 3 eglises. Et pour ce qui est de l'intereur, c'est une surenchere de dorures, de peintures, de scuptures.

 

 

Il faut savoir qu'il y a eu au XVIeme siecle un tres couteux concours de beaute entre cette cathedrale catholique et l'eglise jesuite, toutes 2 situees a quelques metres l'une de l'autre. Afin de donner fin a cette competition absurde, le pape a du designer 'vainqueur' la cathedrale. Et pour cause: l'or qui orne de nombreuses statues et sculptures est du 22 carats, et les habits des tres nombreuses figures de la vierge (grandeur nature, s'il vous plait) sont fait des plus beaux tissus brodes. Pap'Jack reste notamment en admiration devant des retables d'un travail remarquable ;-)


Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Publié dans : Perou
6 septembre 2009.

 

Nous prenons aujourd'hui la route de la Vallee Sacree qui va nous mener jusqu'a la ville de Agua Calientes, point de depart, le lendemain, pour le Machu Picchu.


Le marche de Pisac

Nous faisons un premier arret dans la ville de Pisac pour nous balader dans un des marches les plus hauts en couleurs du Perou.


Et meme si le marche agricole est entoure de marchants de souvenirs, on ressent quand meme une vraie authenticite en voyant ces petites vendeuses peruviennes affalees au milieu de montagnes de fruits et legumes.

 

 

Les ruines de Pisac

Nous reprenons ensuite la route pour aller voir les ruines Inca de cette meme ville de Pisac. Les archeologues pensent qu'il s'agissait au depart d'une forteresse pour se porteger des tribus venant de la jungle, meme si la forteresse avait en realite bien d'autres fonctions: site religieux, observatoire celeste, lieux de cultures, habitations...

 

 

Nous deambulons avec plaisir dans ce premier grand site Inca au milieu des cultures en terrasses et des maisons encore plus ou moins debout.

 

Le site de Ollantaytambo

Et maintenant, direction le charmant village de pierres de Ollantaytambo ou nous attendent de nouvelles ruines Inca. La-encore, il semblerait qu'il s'agissait au depart d'une forteresse renfermant en realite une veritable ville.

 

 

Au fil de notre marche, nous decouvrons ainsi des fontaines servant a des ceremonies religieuses, de nombreuses terraces pour la culture de la terre, des maisons d'habitation... A noter, Ollantaytambo a ete le site d'une des plus grandes victoires des Incas sur les Espagnols en 1537 ou ces derniers se casserent les dents sur ses hauts murs. Cependant, le triomphe fut de courte duree, les Espagnols ayant reussi a prendre la forteresse quelques mois plus tard...

 

Agua Calientes, aux portes du Machu Picchu

Nous prenons ensuite le train (seul moyen de transport permettant d'arriver au pied du Machu Picchu) pour un plaisant voyage en direction de la ville de Agua Calientes.


Nous longeons, durant le trajet, la riviere sacree de Urubamba encaissee au milieu de montagnes. Une fois arrives, nous decouvrons avec amusement que la ville est plongee dans l'obscurite a cause d'une panne de courant. Nous passons donc la soiree a la lumiere des bougies !

 


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Publié dans : Perou
7 septembre 2009.

 

Sur la route qui grimpe au Machu Picchu, un air bien connu trote dans nos tetes....


 

Pour rappel, l'existence Machu Picchu n'a ete revelee au monde qu'en 1911 lorsque un explorateur anglais, Hiram Bingham, a (re)decouvert le site. Les conquistadors espagnols etaient ainsi passe a cote de la "Cite perdue des Incas". En effet, si le Machu Picchu possede une position strategique qui lui permet de dominer plusieurs vallees, le site est par contre invisible depuis ces memes vallees. Les archeologues pensent par ailleurs que le Machu Picchu a ete abandonne avant l'arrivee des Espagnols, sans pour autant en connaitre les raisons...Auparavant, 200 maisons habritaient un millier d'habitants environ.

 

A peine descendus du bus, nous prenons la direction d'un point de vue qui englobe tout le site du Machu Picchu: la maison du gardien des terraces. C'est la vue que l'on voit dans tous les bouquins, mais l'impression qui s'en degage est bien evidemment plus forte.

 

 

On est notamment surpris par la taille du site (par si grand que cela) et sa tres bonne conservation (il ne manque que le toit des maisons).

 

 

Le site est ainsi bien delimite en deux parties: d'un cote, le secteur "agricole" avec ses terraces, et de l'autre, le secteur "urbain" avec ses habitations, ses temples...Nous sommes notamment eblouis par la qualite des maisons qui tiennent encore debout malgre les tremblements de terre et autres caprices du ciel. Il faut dire que les Incas avaient pense a tout: par exemple, les fenetres ne sont pas a angle droit, car cela les rend plus fragiles en cas de mouvements sismiques. Futes ces Incas !

 

 

Et les Peruviens actuels ne sont pas en reste: pour tondre les pelouses des terraces et des parties planes du site, ils font appel a de la main-d'oeuvre bon marche et photogenique: des lamas et des alpacas !

 

 

Comme nous nous sommes leves aux aurores, nous avons la chance de pouvoir deambuler tranquillement dans les ruines sans etre envahis de groupes de touristes (qui n'arrivent que vers 10h avec le premier train depuis Cusco). On peut alors profiter du charme paisible des lieux et des montagnes environnantes.

 

 

Bridget tombe notamment en admiration devant les nombreuses varietes de fleurs sauvages presentes (dont de tres belles orchidees).

 

 

Notre petit groupe se separe ensuite: les hommes iront gravir le Huayna Picchu (le grand pic que l'on voit en fond de la photo "traditionnelle" du Machu Picchu) limite a 400 visiteurs par jour, tandis que les femmes continueront a se balader dans le secteur "urbain".

 

Il faudra a peine 45 minutes pour arriver au sommet du Huayna Picchu, mais les interminables marches et le manque d'air (on est quand meme en altitude) fatiguent bien nos deux temeraires. La-haut, au milieu de maisons en ruines, ils decouvrent une vue imprenable sur le Machu Picchu (construit normalement em forme de puma: bon courage pour essayer de savoir ou est la tete !) et sur les pics environnants: a couper sous le souffle !

 

 

Nous nous retrouvons tous plus tard pour se balader encore un peu. Il est maintenant pres de 11h, et les touristes envahissent le site. Mais le vrai probleme est qu'avec le rechauffement de la temperature, des milliers mouches s'attaquent a nos mollets qui sont recouverts de piqures. Il est temps de dire 'Adios 'au Machu Picchu et de redescendre vers Agua Calientes.

 

Pour dejeuner, Alex s'offre une specialite locale: du 'cui' ou plus simplement du cochon d'Inde. Desole pour ceux qui en ont eu un dans leur enfance...


Nous prenons le train en milieu d'apres-midi pour rejoindre Cusco.

 

 

Durant le trajet de retour, mise a part les paysages, nous avons droit a un defile des hotesses et stewards pour nous divertir, ces derniers cherchant a nous faire acheter des pulls en alpaca !

 


Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander
Publié dans : Perou

8 septembre 2009.

 

Pour notre derniere matinee en compagnie de Pap'Jack et Bridget, nous allons visiter les ruines de Saqsaywaman situees a seulement 30min de marches de notre hotel. Le site qui avait des fonctions a la fois religieuses et militaires est l'un des plus grands de cette region, meme s'il consiste principalement en des bouts de murs... On a donc un peu de mal a s'imaginer a quoi pouvait ressembler Saqsaywaman (prononcez, comme les locaux, "sexy woman", c'est plus facile).

 

 

Mais on est quand meme impressionnes par la taille de certains blocs de pierre de plus de 160 tonnes.

 

Sur le chemin du retour, nous tombons sur quelques lamas et alpacas. L'occasion pour nous de vous expliquer comment reconnaitre l'un de l'autre. Le lama, est plus grand que l'alapca, et a les oreilles plus longues. L'alpaca a en general une fourrure epaisse comme celle d'un mouton. Alors, qui est qui?

 




 

Apres un dernier dejeuner avec vue sur la Plaza des Armas, nous les raccompagnons a l'aeroport, heureux des 10 courts jours passes en leur compagnie. A notre retour, nous avons la bonne surprise de decouvrir que l'hotel dans lequel nous sejournions nous a gentimment surclasse pour notre derniere nuit a Cusco. Du coup, on a la suite avec petit salon et surtout, un super jacuzzi ! Oh yeah!

 


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Publié dans : Perou
9 septembre 2009.

 

Nous quittons la cite des Incas pour rejoindre Arequipa dans le Sud du Perou. Au programme, 12 heures de bus. Et meme si les paysages de l'Altiplano sont splendides, ils deviennent un peu lassants a la longue...

 

Pour nous divertir, nous dejeunons de morceaux d'alpaca grilles et de pommes de terre qu'une vendeuse nous a propose dans le bus.

 

 

Mais surtout, apres une petite sieste, Coralie se reveille sans ses "Birkenstock" (sandales en cuir resistantes a toute epreuve) . Panique a bord, apres des recherches infructueuses sous les sieges, nous commencons a soupconner un vol caracterise de chaussures. Mais heureusement, nous retrouvons les deux disparues a notre arrivee a Arequipa: les chaussures avaient simplement glisse sur trois rangees avant de tranquillement traverser le couloir central !

 

Une fois nos affaires posees a l'hotel, nous partons faire un tour et tombons sur l'inevitable Plaza de Armas qui semble marquer le centre historique de toutes les villes du Perou. Et a chaque fois, on retrouve les memes ingredients:

- un carre central avec une fontaine en son centre, et sur le reste des petits espaces verts et des bancs (le tout survole par des centaines de pigeons)

- une circulation dense de milliers de taxis autour de ce carre

- un contour exterieur forme d'arcades avec toujours sur un des cotes et selon l'importance de la ville, une eglise, une basilique ou une encore mieux une cathedrale

 


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Publié dans : Perou

10 septembre 2009.

 

Arequipa est surnomme "la cite blanche" en raison des nombreux edifices construits en pierre blanche par les Espagnols en 1540. On trouve ainsi a chaque coin de rue des Eglises ou maisons coloniales finement travaillees.

 

Aujourd'hui, nous avons RDV avec Juanita, "la princesse de glace". Cette momie Inca a ete decouverte en 1995 au sommet du volcan Nevado Ampato, alors que les neiges millenaires de ce volcan fondaient en raison de l'eruption d'un volcan situe a proximite.

 

Enveloppe dans une couverture finement decoree, le corps de cette jeune Inca (entre 12 et 14 ans) a ete parfaitement conserve pendant plus de 500 ans dans la glace.

 

 

Les archeologues ont decouvert qu'il s'agissait d'un sacrifice fait aux Dieux. En effet, chaque fois qu'une catastrophe naturelle advenait (tremblement de terre, eruption volcanique, inondation...), les Incas offraient 4 de leurs meilleurs enfants (un des 4 coins de l'empire) en sacrifice sur le lieu de la catastrophe afin d'apaiser la colere des Dieux.

 

Le musee Santuarios Andinos, ou est conserve Juanita, explique clairement les modalites de ces sacrifices et expose de nombreux objets trouves sur les differents sites sacrificels de la region d'Arequipa. On peut ainsi y decouvrir les poteries et bijoux laisses a cote des sacrifies, ainsi que les vetements retrouves sur eux.

 

Nous allons ensuite nous perdre dans les 20 000m2 du Monastere de Santa Catalina, une veritable ville dans la ville. Ce monastere "pas comme les autres" a ete fonde en 1580 par une riche veuve pour y accueillir les jeunes filles espagnoles de bonne famille: a l'epoque, il etait de bon ton de faire entrer le deuxieme enfant des familles uppees dans les ordres religieux pour y faire voeu de pauvrete.

 

 

Mais ici, pas question de pauvrete: chaque nonne avait entre 1 et 4 "serviteurs" (en realite des escalves noires) et pouvaient recevoir des musiciens et des amis dans leur cellule aux proportions genereuses (on dirait plutot des appartements de 3-4 pieces avec cuisine !).

 

 

Mais apres trois siecles d'existence hedoniste, le Pape Pie IX a decrete que la fete etait finie, et a remis en place un systeme stricte et chaste pour les nonnes.

 

Reste donc un monastere peu conventionnel avec ses cellules richement decores et meubles, et ses innombrables petites ruelles aux murs colores.

 


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Publié dans : Perou
11 et 12 septembre 2009.

 

Une fois n'est pas coutume, nous nous separons pour faire des excurions differentes: Alex s'offre ainsi pour son anniversaire l'ascencion du Chachani, un volcan dont le sommet est a plus de 6000m, tandis que Coralie va faire une excursion de deux jours pour aller voir le Colca Canyon (le deuxieme plus profond au monde) et observer des condors.

 

Alex: un coup pour rien !

 

J'ai rdv vendredi soir a 21h pour le depart vers l'ascencion du Chachani (6075m). Je serai accompagne, en plus d'un guide, par un couple d'Australiens. N'ayant trouve personne pour faire cette ascencion en deux jours (le temps habituel), j'ai decide de rejoindre ces deux temeraires pour la faire en une seule journee...

 

 

Apres 2h30 de route, nous atteignons le point de depart de notre grimpette a 5000m d'altitude. Grace aux 10 jours deja passes en altitude, je suis plutot bien acclimate: "so far, so good" ! Apres avoir pris un the de coca (pour se rechauffer et lutter contre les effets eventuels du mal d'altitude), nous commencons la marche vers minuit a la lumiere de nos lampes frontales et sous un magnifique ciel etoile (oh, une etoile filante !).

 

Et des les premiers pas, on constate que, meme s'il n'y a que 1000m de denivele a monter, ca va prendre du temps: le guide adopte un tout petit rythme pour nous faire pietiner. En meme temps, meme a ce train de senateur, je sens mon coeur qui bat comme jamais, et mon souffle est plus court (on inspire pareil que d'habitude, mais l'expiration est bienplus courte !).

 

Apres 1h15 de marche, nous atteignons le camp de base situe a 5200m et d'ou partent les excursions sur deux jours.

 

Il nous faudra ensuite 1h30 pour atteindre le sommet du premier col situe a 5500m, durant laquelle mon caramade de cordee australien montrera des premiers signes de fatigue, demandant periodiquement de petites pauses...

 

Il nous faut ensuite chausser les crampons et prendre nos piolets pour s'attaquer a la premiere partie neigeuse de l'ascencion. En contre-bas de la montagne, on apercoit Arequipa, toute illuminee dans la nuit.

 

Mais apres un peu plus d'une heure et demie, l'Australien ne peut plus avancer. Il se met a tituber, puis a vomir ses tripes: il a le mal de l'altitude. Et pour rien n'arrangeait, ses doigts lui font horriblement mal a cause du froid (il fait environ -10 degres). Le guide decide alors d'abandonner l'ascension et de redescendre le plus vite possible pour apaiser son "mal des montagnes".

 

Commence alors une penible descente de deux heures ou le pauvre Australien tient a peine sur ses jambes: les yeux hagards, il se laisse pousser par le guide qui le maintient grace a sa corde, et s'arrete periodiquement  pour vomir...

 

Une fois revenus a 5000m, il se sent un peu mieux, mais nous repartons vite sur Arequipa en jeep ou il commencera enfin a reprendre des couleurs (Arequipa n'est qu'a 2350m).

Mon premier 6000m ne sera donc pas pour cette fois !

 

 

Coralie: El Condor pasa

 

Experience toute nouvelle pour moi: me voila enrolee dans un groupe de touristes. Ben oui, il n'y a pas vraiment d'autre moyens d'aller dans le colca canyon admirer les condors que de partir en groupe, afin. Je vous passe les 6h de transport jusqu'a la vallee de Colca, les buffets "special touristes" et les arrets pour aller admirer les fabriques artisanales "special touristes", et les danses folkloiques sur la petite place de la ville, elles aussi..."special touristes"....pas du tout mon truc les voyages organises, meme si mes compagnons de route sont tous tres gentils avec moi, la pauvre fille qui voyage toute seule, car son compagnon grimpe des sommets.

 

Le Colca Canyon n'est pas vraiment etourdissant, car ses pentes ne sont pas abruptes. Cela dit, l'endroit vaut quand meme le detour: j'ai pu observer de tres pres de majestueux condors. Ils pointent leur bec tous les jours au meme endroit, a 8h30. J'ai pas bien compris pourquoi, mais c'est vrai qu'ils sont bien au RDV, et ce matin nous sommes meme chanceux, il y en a presque une dizaine a venir virevolter au dessus de nos tetes...

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
 
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés