Indonésie

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24 et 25 mai 2009.

 

Nous restons donc 2 jours chez Régis, un ami de jeunesse de Papa Philou avec qui il a fait les 400 coups. Au programme: ballade dans Jakarta, piscine, et bonnes bouffes (notamment les plus grosses crevettes jamais imaginées). Bref, trop dur!

 

 

 

Cela nous permet de commencer à réfléchir à nos prochaines pérégrinations et de prendre pied tout en douceur dans ce pays.

  

La seule véritable visite que nous faisons est celle du vieux port Sunda Kelapa où mouillent les traditionnels bateaux de commerce indonésiens (les pinisi) qui dénotent un peu avec les immenses tours d'habitation visibles en arrière-plan.

 

 

 Retour de la chaleur moite

Le Japon aura été une parenthèse enchantée de fraîcheur, calme, confort, modernité. Mais en arrivant en Indonésie, on a tout de suite senti le changement: la température est autour de 30° avec la moiteur que nous connaissons bien depuis notre parcours en Asie du Sud-Est.

 

Des musulmans bridés

Les Indonésiens ont une physionomie bien particulière: entre les indiens et les cambodgiens/vietnamiens.

Il faut aussi préciser que l'Indonésie avec ses quelques 250 millions d'âmes, est le 4eme pays le plus peuplé au monde et que c'est en nombre le 1er pays musulman. Eh oui, on n'est pas habitué, mais ici on voit quelques femmes au faciès asiatique qui portent le voile. Mais en général, le voile est peu porté. La religion se fait discrète contrairement aux pays arabes, même si l'appel des muezzins nous rappelle vite qu'ici il y a plus de mosquée que dans n'importe quel pays au monde.

 

Jakarta, la ville tentaculaire

Ce qui frappe à Jakarta, c'est d'abord son immensité. La ville ne s'arrête jamais, et le trafic est infernal: il faut 1h pour faire 500m dès qu'il y a le moindre embouteillage. Pas de métro, très peu de bus, donc autant dire que se déplacer, c'est galère galère.


Coté archi, c'est un enchevêtrement de buildings, de ghettos, de vieux quartiers aux maisons basses délabrées et de grands centres commerciaux.


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27 mai 2009.

 

Nous quittons ce matin Jakarta (la capitale financière et industrielle de Java) pour nous rendre en train à Yogyakarta (la capitale artistique et intellectuelle de l'île). Les 8 heures de trajet nous font croiser des trains bondés comme ceux qu'on avait l'habitude d'en voir en Inde.

 

 

A peine arrivés, nous nous plongeons sous les draps de notre chambre très psychédélique...

 


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28 mai 2009.

 

Le lendemain, nous débutons la journée par la visite du kraton, une ville à l'intérieur de la ville. Dans les anciens murs du palais vivent ainsi encore plus de 25 000 personnes.

 

Mais bon, on ne nous avait pas prévenu que seule la première cour du palais était ouverte aujourd'hui, et notre visite aura en tout et pour tout duré 10 min...

 

A la sortie, nous sommes accosté par un gentil bonhomme, qui parle couramment français et est ravi de nous faire la causette en français. Comme la plupart des indonésiens que nous croisons, il est très affable et nous ravit d'un rire à pleines dents qui lui vaut sans doute le surnom que lui donne ses amis: Fernandel !

 

 

Il nous explique alors 2-3 choses sur la ville et nous conseille d'aller visiter un centre traditionnel de travail des batiks. Il nous accompagne même jusqu'à la rue en question, et continue ensuite tranquillement son chemin. Car c'est là une des caractéristiques importantes que nous découvrons aujourd'hui chez les Indonésiens, ils sont toujours prêts à vous aider, toujours prêts à discuter avec vous, et cela sans jamais vous demander la moindre contrepartie (ni demander de commission aux commercants pour nous avoir amenés). On est littéralement  sous le charme de ce peuple qui rie à gorge déployée et est si ouvert aux autres cultures.

 

Les batiks

Mais revenons à nos batiks, la grande spécialité de la ville. Les batiks sont des tissus peints à partir de cire. Une fois le tissu peint, on en retire la cire en le trempant dans de l'eau bouillante. Ensuite, viennent s'ajouter les couleurs. La fabrique de batik prend plusieurs semaines à plusieurs mois. Cette technique traditionnelle de travail à la main assure notamment une qualité parfaite des couleurs même après de nombreux lavages...

 



Le temple de borobudur, Angkor version indonésienne

Le lendemain matin, nous louons une moto pour nous rendre à Borobodur, un temple bouddhique réputé pour être une des merveilles de l'Asie. Et en effet, ce temple vieux de 1200 ans est impressionnant.


Entouré de jardins et de forêts de palmiers avec un arrière-plan de volcans, Borobudur est construit sur le principe du cosmos bouddhique: la base représente la vie de tous les jours (avec des sculptures rappelant le cycle des réincarnations) pour atteindre après 6 terrasses, le nirvana.




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ok ok, on ne donne plus beaucoup de news sur le site, mais les raisons sont essentiellement techniques:
1- le clavier de notre ordi nous a lache il ya 15 jours, ce qui nous empeche de preparer nos articles a l'avance
2- nous sommes essentiellement restes dans des endroits paradisiaques... mais loin de la technologie!

Mais bon, aujourd'hui nous prenons un peu de temps pour rattrapper notre retard... et charger qqs phoptos qui vous feront un peu voyager avec nous et les filles TV qui etaient avec nous ces 10 derniers jours

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29 mai au 1er juin 2009

Cela faisait longtemps qu nous avions envie d'apprendre a plonger, et l'Indonésie est evidemment un des meilleurs endroits au monde pour devenir des pros des palmes et bouteilles d'oxygene.

On s'est donc inscrits pour une formation acceleree de 3 jours a Permuteran, un petit coin tranquille  au Nord de Bali, que l'on nous a vanté pour ses spots de plongée paradisiaque.



Notre apprentissage s'est réalisé directement dans la mer, ce qui est vraiment genial comparativement aux cours delivres en France, qui eux se font en piscine et sont 2 fois plus couteux.

Bizarrement, ce n'est pas respirer avec un masque et une bouteille d'oxygene qui est le plus déroutant. Ce qui est le plus difficile en plongée, c'est garder son équilibre son l'eau et bien maitriser sa respiration et son équipement afin de na pas couler directement ou remonter ou remonter a la surface en 3 sec. Pour ceux qui ont deja fait un peu de yoga, c'est a peu pres ca, mais sous l'eau, et avec un gros gilet pleins d'engins et une grosse bouteille dans le dos.

Mais passées les 2 premieres plongees et les mechants exercices a 10m de profondeur du style " enlevez entierement votre masque puis remettez le" ou " nagez sur 9m sans air, puis rebranchez votre bouteilles", on a vraiment commence a s'eclater. Nous avons papillonnés au milieu de magnifiques coraux tres colores, aux abords de la plage, et découvert un monde fascinant de petits poissons tout droit sortis du film 'NEMO", d'étoiles de mers bleu ocean...


Les 2 derniers plongées se sont realisées en pleine mer, avec cette fois ci un entrée en mer en arriere a partir du bateau. Nous étions accompagnés de Chris, un allemand plongeur, qui lui était équipé d'un appareil photo aquatique et a pu immortaliser nos premiers coups de palme.




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2-3 juin 2009

Apres avoir brillamment recu notre diplome officiel de plongée en mer, nous descendons maintenant vers le sud de l'ile, pour rejoindre les 3 james Bond girls qui vont nous accompagner pour les 10 prochains jours de notre sejour indonesien : Bridget (la maman d'Alex), Bibi (sa soeur), et Paola (sa cousine).

Au programme:
- 3 jours pour sillonner la vallonée region d"Ubud et se ballader dans les luxuriantes rizieres en escalier
- 4 jours sur les iles de Gili a se dorer la pillule, faire du snorkelling et plonger
- 2 jours de transfert + repos a Kuta, la ville des surfeurs, avant depart des filles.

Comme elles doivent arriver tard dans la nuit, nous partons tranquillement nous coucher. Mais le lendemain matin, nous decouvrons qu'elles ne sont pas arrivees pendant la nuit comme prevu: auraient-elles été enlevées par des bequx surfers australiens a l'aeroport ??? En fait, elles avaient juste rate de quelques minutes leur correspondance a Franckfort, et doivent donc attendre une journee entiere en Allemagne avant de pouvoir prendre un autre avion...

Ubud,capitale culturelle et artistique
Nous profitons alors de cette journée d'attente pour partir a la decouverte des rues d'Ubud, la capitale artistique de Bali. En effet, les rues sont remplies de galeries de peinture et de boutiques d'artisanat. Les habitants de la région d' Ubud excellent ainsi dans le travail du bois (meubles, statues, accessoires...), dans l'orfevrerie, le tissage... Ces gens-la ont vraiment la culture du Beau.

Mais Ubud nous propose également de nombreuses boutiques de fringues, ce qui tombent a pic vu que nous devons remettre un peu a jour notre modeste garde robe. Et hop, c'est parti pour une seance shopping a la Pretty Woman !

Attention toutefois de ne pas croire qu'Ubud n'est qu'un grand centre commercial ! En effet, un nombre incalculable de petits temples se cachent aux milieux des rues de la ville. Ici, les gens croient en une religion qui croisent des coryances hindouistes et animistes (chaque chose a son dieu: le dieu de l'eau, le dieu de la foret, le dieu de la cascade...


Ca fait un sacré paquet de dieux a honorer, comme en temoigent les tres nombreux petits paniers d'offrande remplis de fleurs et de nourriture, et déposés sur les trottoirs.


Le soir, nous avons cette fois le bonheur de voir debarquer les 3 filles, fatiguées de leurs péripéties, mais heureuses d etre enfin arrivees !

Le lendemain, nous prenons tous les 5 notre petit dejeuner sur la terrasse devant notre chambre tout en admirant la vue sur une riziere juste devant nous: un bon avant-gout pour les filles du charme balinais !


Le temple du spa
L'apres midi est consacré a tester une des specialités de la ville pour reposer les corps fatiguées par le voyage de nos 3 invitées: le spa.

Quels delices!!! Les 4 filles ont donc abandonne stress et fringues pendant 2 heures, se laissant pendant 45 min cajoler par les mains expertes de masseuses traditionnelles avant de se prélasser dans un bain de pétales de fleurs, sous un ciel pas encore étoilé. Elles en sont sorties avec un sourire béat, et le corps détendu.



Spectacle de danse balinaise
Le soir, nous nous rendons a un spectacle de danse qui a lieu dans la cour du Palais Royal d'Ubud. Nous y asssitons, enchantés et détendues a 2 types de danses traditionnelles de Bali.

Le théatre danse reste un des rites essentiels de la vie du village balinais car il continue de raconter les mythes et les légendes, en liant la musique, la danse et le chant. Aux frontières du monde magique, on passe du drame à l'humour, de la solennité au ridicule, du comique à la beauté.
Les thèmes sont presque toujours empruntés aux grandes épopées hindouistes et au cycle du Ramayana. Un orchesrtre d'une 20ne de musisciens costumes assis devant des xylophones géants rythme l'action.

La danse du Barong, avec ses personnages divins et ses reines et robe de brocart, agitant gracieusement leur tetes et leurs yeux de gauche a droite.

La danse du masque, avec ses monstres aux yeux exorbités, qui ont bien faire peur aux filles, si si, Bridget s'est meme retenue de crier d'epouvante!

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 4 Juin 2009


La journée commence par un petit dejeuner a l’hotel, ou il nous a été préparé ce matin une crepe a la banane (jusqu’ici, rien de surprenant, c’est LE dessert proposé sur toutes les cartes), soupoudrée de gruyere!!! Eh oui, nous le confirmerons par la suite du voyage, les indonésiens gratinent souvent leurs gateaux de fromage rapé: la pratique est d’autant pus bizarre que le fromage rapé n’est utilisé pour aucun autre plat.


Nous louons un rutilant 4x4 pour 2 jours afin d’aller explorer le centre de Bali. C’est Alex qui est le chauffeur de ces dames et ce n’est pas une maigre responsabilité: nous nous aventurons dans des contrées montagneuses ou les routes sont tres étroites, la panneaux de directions inexistants et la conduite a gauche n’est pas toujours évidente avec un gros vehicule! Mais Alex s’en est sorti comme un chef, a part quelques petites égratignures sur une des portieres...

Sur la route, nous longeons de nombreuses rizieres en escaliers, dignes des plus belles cartes postales.


 


Nous nous arretons de nombreuses fois pour demander notre route, et sommes a chaque fois bluffés par la gentillesse des balinais. Jamais en France un homme n’arreterais sa voiture pour venir expliquer a un parfait etranger, dans une langue étrangere, comment retrouver son chemin…et finalement lui proposer de lui montrer la voie en voiture!


Sur le chemin, nous nous arretons visiter une source d’eau célébrée par les balinais pour son caractere magique: Tirta Empul. L’eau y jaillit du fond d’un petit lac aux eaux bleues vertes.



Nous arrivons ensuite au pied du volcan Gunung Batur en fin d’apres midi. Le temps s’est assombri, mais nous faisons un petit stop au bord du lac dans lequel se reflete le volcan.


L'occasion de faire une petite photo de famille...



Apres un repas de poissons dans un petit resto avec le coucher de soleil sur la mer, nous nous arretons pour la nuit dans une petite guesthouse a Mundunk, sur la crete d’une petite montagne avec une vue magnifique sur les plantations environnantes: riz, café, clous de girofles, cacao.

 


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5 Juin 2009.

Nous partons ce matin au coeur des rizieres.


Contrairement a ce qu'on pourrait penser, il n y a pas vraiment de saison pour cultiver le riz. Les champs sont cultives tout au long de l’année, 3 a 4 fois par an.




Sur les pas de notre guide du jour, Putu, nous allons également au coeur de plantations de café et cacao (ci-dessous).

C’est aussi ici que sont cultivé des clous de girofles, dont les ¾ des récoltes sont utilisées pour la consommation nationale…pour fumer! Eh oui, les indonésiens, qui ont presque tous une cigarette collée au coin de la bouche, fument un mélange (savoureux ?) de tabac et clous de girofles. Pour votre culture: les clous de girofle se recoltent en haut d’arbres de 20m de haut.



Apres cette petite marche de 4h, nous retournons a Ubud.

 


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Du 06 au 09 juin 2009.

Apres un voyage d’une journée sous une chaleur de plomb, nous arrivons enfin sur la paisible ile de Gili air, au large de Lombock.


Nous logeons dans de magnifiques petites maisons en bambous face a la mer.



L’ile ne compte que quelques ames, et a su garder son caractere sauvage. Les plages sont de sable fin, et la mer est turquoise. Des transats en bambous a quelques metres de l’eau invitent a la bronzette ou a un petit massage traditionnel.

Nous faisons 2 sorties en mer pour aller plonger tous les 4. Pour Gere, c’est une grande premiere depuis qu’elle a recu son diplome de PADI juste avant de nous rejondre. On est tous rassurés d'avoir avec nous Paola, qui a quelques 150 plongées a son actif et qui en plus d'etre infirmiere sur terre a aussi un diplome d'infirmiere sous -marine.


La premiere plongée nous a permis de nager avec de gracieuses tortues (trop mignonnes, on dirait qu’elles volent avec leurs petites nageoires!), et…un requin! Enfin, pour etre honnete, le requin était a une dizaine de metres, et il n y a que Gere et Alex qui ont vraiment vu sa silouhette de 2m de long s’eloigner furtivement. Pour la seconde plongée, nous avons explorer les fonds marins autour d’un bateau échoué dans les années 50, et recouvert de coraux et de petits poissons multicolores.


Pendant nos expéditions plongée, Bridget révise les nouveaux mots anglais qui vont épater tous les patients a Castres: snorkeling, guesthouse, pineapple juice, banana pancake…

Pendant ces quelques jours sur notre ile, tels des Robinsons Crusoe, nous nous nourrissons de poissons grillés et jus de fruits frais.


Et pour la fete des meres, nous avons meme dégustés de fabuleux homards péchés le matin meme.


Le soir, nous faisons des ballades le long de la plage, histoire de rammasser des coquillages et prendre en photo les enfants du coin, qui envahissent la plage a maree basse, afin de chasser quant a eux des petits poissons et autres oursins.

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Du  10 au 12 juin 2009.


Toutes les bonnes choses ont une fin, et les filles ont malheureusement un avion a prendre pour reprendre leurs vies de femmes actives. Apres une journée de bateau et bus pour rentrer sur Kuta, le dernier jour des vacancieres est passé a faire les boutique souvenirs et en profiter pour peaufiner une derniere fois le bronzage avant le grand depart (exception faite pour Paola, notre grande brulée, qui n’est pas prete de s’endormir a nouveau sur le ponton d’un bateau !)



Mise a part sa proximite avec l aeroport et un beau coucher de soleil, Kuta n a pas grand-chose a offrir. Mais cet ancien paradis hippi est quand meme pris d assaut par des hordes d Australiens tatoues qui viennent ici boire de la biere et pretendre faire du surf. Heureusement, comme partout ailleurs, les Indonesiens (notamment les enfants) sont toujours aussi gentils et amicaux !



Une fois les filles parties (snif snif, il nous tarde deja de vous revoir!), nous commencons a organiser notre derniere semaine indonésienne.


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13 juin 2009. 


Longue longue journée pour remonter sur Java et passer la nuit a Probollingo, a l’est de l’ile, qui sera notre point de depart pour faire l’ascencion d’un volcan Kawah Ijen.


Sur le chemin, un des nombreux bus empruntés tombe en rade apres quelques minutes. Ah bah! Y a plus d'essence! Pas de probleme, apres 30 min d'attente sous le soleil, le chauffeure revient, tout sourire, avec un bidon d'essence. Et c'est reparti!



Nous passons la soireé a discutailler avec les guides du village pour organiser le trek du lendemain. Nous devons redoubler de malice pour essayer de faire baisser les tarifs des guides, qui ont clairement fait une entente et propose des tarifs effrontemment élevés.


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14 juin 2009.


Depart 5h ce matin pour aller en jeep jusqu’au bas du volcan. La route pour nous y rendre a été tres endommagée par les inondations de la derniere saison humide et meme avec un 4x4 nous avons du mal a avancer par endroits. Notre guide nous apprend que de nombreux touristes francais viennent faire l'ascencion de ce volcan, notamment suite a un reportage de Nicolas Hulot réalisé il ya quelques années.


Le Kawah Ijen culmine a 2148m signifie "cratere vert". Le volcan possede en effet un lac de cratère très particulier. La couleur de l'eau de ce lac présente tout un camaïeu de vert, du vert émeraude au vert turquoise. La température de l'eau oscille entre 20 et 40 °C en fonction de l'activité du volcan et des pluies. Malgré cette température, qui pourrait être agréable, il est interdit de se baigner dans le Kawah-Ijen. En effet, le Kawah-Ijen est le plus grand lac d'acide du monde



Sur le chemin de la montée, qui est relativement éprouvante, nous croisons de nombreux ouvriers, pliés sous le poids de panier d’osier contenant d’énormes blocs de sulfure jaune fluo a l’odeur nauséabonde. En effet, 200 mineurs, véritables « forçats du soufre », extraient ainsi une 15ne de tonnes de soufre par jour et transportent sur leurs épaules des charges de 70 à 90 kg le long d'un difficile trajet de 4 km. A l'arrivée, la charge est pesée, chaque kilo de soufre est payé environ 12 centimes. Ce soufre est utilisé pour le blanchiment du sucre.

Autant vous dire qu'ils travaillent dans des conditions inhumaines; ils ne portent aucun vetement de protection ni meme de masque pour les protéger des gazs toxiques, certains sont pieds nus et tous portent des paniers bien plus lourds qu’eux.


Nous desecendons en bas du cratere, afin d'observer de plus pres l'exploitation du soufre. Le Kawah-Ijen a comme autre particularité d’abriter une soufriere, c'est-à-dire une zone où des dégagements de fumerolles libèrent du dioxyde de soufre en abondance. 

 

Les mineurs, malgré les risques et les conditions très difficiles, travaillent tous les jours pedant la saison seche. Comme de modernes Sisyphe, ils sortent le soufre émis en continu par la soufriere. Des tuyaux canalisent et refroidissent le soufre liquide orange, qui cristallise en masses jaune citron.


Nous sommes aussi enthousisames par la beaute des lieux, que desarmes face aux conditions de travail de ce mineurs tout droits sortis d'un roman de Zola.


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15 et 16 juin 2009.

Nous consacrons nos 3 derniers jours en Indonesie (impossible de prolonger nos visas a moins d aller faire un tour a Singapour...) a aller a la rencontre des Orangs outangs.  Il y a 2 endroits au monde ou nos amis peuvent etre observes ds leur element naturel: Borneo et Sumatra. Pour des raisons logistiques, nous nous rendons a Sumatra pour faire un trek dans la jungle et aller chatouiller de plus pres ces grosses betes velues.

Apres 48h de transport pour nous rendre au village de Bukit Lawamg a Sumatra, notre soirée est a nouveau consacrée a trouver un guide. En arriere plan de nos discussions, des enfants prennent leur douche quotidienne dans la riviere.


Nous passons la soirée avec Lisa, une anglaise rencontrée dans le bus qui partira le lendemain avec nous dans la jungle, et sommes invités a la soirée de mariage d’un couple de jeunes du village.

 

 

 

 

 

 


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17 juin 2009

Nous partons pour 2 jours de trek dans la jungle, avec pour principal objectif de voir de pres quelques uns des 700 orang outans qui peuplent la réserve. Si on a pas trop la poisse; on devrait en voir 2 ou 3.

Accompagnés de la trés talkative Lisa et de 2 guides, nous nous aventurons dans la big Rainforest, les yeux scrutant les cimes des arbres.

On est de vrais veinards, car a peine 20,in apres avoir commencé a s'avancer dans l'épaisse végétation, nous tombons sur non pas 1, ni 2, mais 4 orangs outans. Normalement, les orangs outans sont assez solitaires, et il est peu fréquent d'en voir plusieurs en meme temps. 

A notre grand étonnement, ils ne sont pas vraiment sauvages, mais assurement joeurs. Un male va d'ailleurs nous épater avec de merveilleux exercices de contorsions.


Nous restons une petite heure a les regarder évoluer de branches en branche.

Absolument a l'aise devant les caméras, nous en avons profité pour faire quelques portraits de ces animaux si...humains. Ce qui n'est pas si étonnant, vu que nous partageons quand meme 98,4% de nos genes avec ces sympathiques mammiferes.

 

Une petite heure plus tard, nous croisons une maman et son petit. C'est a se demander qu iest le plus intrigué de nous.



Le reste de la journée sera particulierement éprouvant physiquement: nous ne faisons que monter et descendre les pentes tres escarpées et particulierement glissantes de la montagne. Vu qu'il nous reste encore 5 mois de voyage, on fait du coup beaucoup plus attention a nos pieds qu'a se qui se trame au dessus de nos tetes!



Ah oui, nous croisons aussi une bande de singes polissons, qui s'ausent a nous balancer des petites branches dessus. C'est a ce moment qu'on a reconnu le petit chimpanzé qui faisait la pub ESSO dans les 90ies. Vous vous en rappelez?

 

Nous arrivons en fin d'aprés-midi a notre petit camp, monte au bord d'une riviere, dont les eaux fraiches revigorantes vont permettre de nous décrasser un peu...


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18 juin 2009

Nous poursuivons notre trek dans la jungle, et commencons par longer la riviere.

Et la, a quelques metre de nous, nous apercevons une vieille guenon, venue chercher un peu de fraicheur et sans doute a boire. Nous sommes impressionnes par ses immenses doigts et par l'agilite de son corps.

 

2 petites heures plus tard, nous rencontrons une autre femelle, enceinte celle-ci. Comme les humains, leur gestation est de 9 mois. La mere éleve seule ses enfants, qui prennent leur indépendance vers 3-4 ans.



Sur la vidéo ci-dessous, nous avons appaté la future maman par les restes d'ananas que nosu avons dégustés en l'observant faire son nid. Gourmande, elle prendra son temps pour venir chercher son gouter, et n'hésitera pas a s'approcher a quelques metres a peine de nous.



Au moment ou nous repartons, nous avons droit a un ballet aérien de toute beauté, assuré par de fins équilibristes a poils roux.

  


Nous rejoignons ensuite le village et commencons a trier les 3 milliards de photos prises des 2 derniers jours.


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